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  • Title: Arnaud Zolver, une vocation précoce - Wikithionville
    Descriptive info: Arnaud Zolver, une vocation précoce.. Sans boulangerie, il n’y a pas de quartier.. La boulangerie est le lieu de rencontre où les gens viennent raconter leurs histoires, les anciens comme les infirmières de la clinique au bout de la rue de Villars.. La boulangerie, Arnaud Zolver est tombé dedans quand il était petit.. A treize ans, l’école l’ennuie déjà passablement et ses parents le mettent au défi.. Ils lui organisent un stage chez le boulanger du quartier pour qu’il se fasse une idée de ce que c’est que travailler.. Et là, surprise! Arnaud a le déclic, oui, mais celui de la passion pour le pain qui ne l’a plus lâché depuis.. A sa sortie de troisième il entre en apprentissage, il a seize ans.. A la fin de la première semaine, quand le patron le fait appeler, il se demande ce qu’il a fait mais dans l’enveloppe, il y a un billet de 200F (30€).. C’est son premier argent gagné et il est content.. L’apprentissage c’est deux jours de cours à la chambre des métiers et normalement quinze heures en boulangerie pour la pratique.. Mais comment apprendre en si peu de temps ? La réalité est que les semaines sont bien plus longues que ça.. Mais c’est la règle et ceux qui n’ont pas un grand désir de devenir boulanger finissent par choisir une autre voie.. Sur trente apprentis en C.. A.. P, dix peut-être seront encore boulangers dix ans plus tard.. Arnaud a passé son C.. P à 18 ans et son brevet professionnel à 20.. Il n’a pas terminé sa maitrise,  ...   au tour d'Arnaud de former un apprenti, le jeune Aurélien.. Pour Arnaud, la passion du pain est égale à la nécessité de transmettre son savoir.. Il a appris avec un maitre et c’est de lui qu’il tient son ambition de faire un bon pain : un bon pain est un pain travaillé à la main.. Cela prend peut-être un quart d’heure en plus et certains patrons sont au quart d’heure près mais le pain est bien meilleur que quand il passe à la machine.. La machine écrase et chasse les gaz qui font la qualité de la pâte.. Il faut respecter le temps de repos du levain et privilégier le travail à la main pour avoir saveur et bon goût.. Le travail est dur et les horaires décalés, Arnaud commence à trois heure et demi et fini à midi, mais le soir il a tout le temps de préparer un bon repas….. Isabelle Soares, Wolly et Arnaud en démonstration à la fête de quartier du Lierre de 2009.. Ses loisirs, Arnaud les consacre au sport.. Il a connu la boxe anglaise et le kick-boxing mais depuis deux ans maintenant, il pratique la capoeira.. [1].. , un art martial brésilien où il s’agit plus d’évoluer avec son partenaire que de chercher à le battre.. Le but de l’affrontement est de construire quelque chose de beau, quelque chose de bien.. [2].. php?title=Arnaud_Zolver,_une_vocation_pr%C3%A9coce.. Catégories.. :.. Portraits.. |.. Passions.. 109.. 73.. 111.. 38.. Discussion avec cette adresse IP.. Dernière modification de cette page le 23 mai 2012 à 09:29.. Cette page a été consultée 2 458 fois..

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  • Title: Atelier percussions au centre Le Lierre - Wikithionville
    Descriptive info: Atelier percussions au centre Le Lierre.. Les mardis matin, se réunit l'atelier percussion du centre Le Lierre, sous la houlette de Manu.. Saveria, Geneviève, Michèle et Florence sont le noyau dur de l'atelier, mais il arrive que Fred se joigne à elles.. Depuis près de quatre ans, l'atelier apprend les rythmes, apprivoise les instruments, et la peur de se produire en public.. L'entraide et la convivialité sont les moteurs du groupe.. « On s'entend tous bien, quand une personne est en difficulté, on s'entraide, et on arrive à enlever les difficultés.. Plus ou moins ! » nous dit Florence.. « Ca m'apporte du plaisir, dit Geneviève, et puis on est toujours le même groupe, qui revient tout le temps, alors c'est mieux.. Et puis.. j'aime.. j'aime ! Voilà ! »..  ...   année, le groupe a rajouté un travail d'écriture poétique.. Pour Manu, le coach de l'atelier, cet aspect « poétique, créatif, est important, en plus de la tradition africaine.. Les deux aspects seront sur le CD, mais un peu à part.. C'est un petit groupe très sympathique, qui a bien travaillé, dans la convivialité et la bonne humeur et c'est très agréable.. ».. Découvrez le groupe et ses participants dans une vidéo, tournée en juin 2013 pendant la préparation de l'enregistrement du CD et d'une représentation sur scène, malheureusement annulée pour cause d'intempéries.. Partie remise puisque l'atelier perdurera l'année prochaine !.. Atelier percussion.. un film de Juliette Loizeau et Marine Gérard.. php?title=Atelier_percussions_au_centre_Le_Lierre.. Associatif.. Dernière modification de cette page le 16 juillet 2013 à 08:29.. Cette page a été consultée 693 fois..

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  • Title: Audrey et Frédéric Rossé: en transit à la Perdrix - Wikithionville
    Descriptive info: Audrey et Frédéric Rossé: en transit à la Perdrix.. Audrey Rossé est née à Aboncourt près de Bouzonville.. Entre seize et dix huit ans elle vit au foyer carrefour à Metz et travaille au kinépolis de St Julien.. Elle quitte le foyer et s’installe à Thionville.. Elle travaille alors au Leclerc de Maizières-les-Metz puis au paddy discount, un marchand de fruits et légumes du centre ville qui a fermé depuis.. Elle est employée de libre service et fait surtout des remplacements.. Audrey et Frédéric Rossé se sont rencontrés en 1997.. Frédéric est originaire de Colmar et travaille en intérim.. Difficile pour eux de louer un appartement.. Les loyers sont trop chers.. Un bailleur ira jusqu’à exiger que Frédéric travaille au Luxembourg pour accepter de louer : 750€ par mois deux mois de loyers d’avance et un mois de caution.. La seule solution est l’hôtel social et Audrey et Frédéric vont traverser dix ans de galère jusqu’en avril dernier.. Après un hiver sans eau chaude et sans chauffage, Audrey excédée, réussit à obtenir de l’assistante sociale de l’Ase un hébergement provisoire dans un des appartements de l’Armée du salut situé à la perdrix, l’immeuble qui doit être démoli l’an prochain.. Frédéric et Audrey sont mariés depuis 2006 et ont eu deux enfants, Solène qui a huit ans et Kylian qui en a cinq.. Solenne sait qu’ils vont redéménager tôt ou tard et a du mal à l’accepter.. Déjà elle regrette son école du centre ville où elle a laissé ses copains Depuis qu’elle a changé, elle est la première de sa classe et sans se forcer.. A la côte des roses, elle va à l’école à la rigolade.. Killian lui, préfère la côte car en ville, sa mère l’a su plus tard, il était terrorisé par un camarade.. Aujourd’hui il voudrait aller tout seul à la maternelle.. Audrey est contente : ils adorent l’école.. Le mariage avait deux raisons : contenter la mère de Frédéric avec qui il venait de renouer après une longue séparation et rassurer Solène qui demandait toujours pourquoi sa  ...   difficile de faire la route avec un collègue, les équipes changent tout le temps.. Quand il rentre c’est Audrey qui prend le vélo pour aller à Yutz.. Elle a bien un vélo mais comme l’ascenseur tombe souvent en panne, ils laissent le plus lourd en bas plutôt que de risquer de le remonter à pied au neuvième étage.. Récemment, Frédéric est tombé malade et le revenu du foyer est tombé à 500€.. Ils ont bien le Rsa mais celui-ci est calculé sur les trois derniers mois.. Audrey avait obtenu un bon d’achat de 50€ du CCAS mais la plupart du temps elle essaie de se débrouiller par ses propres moyens car elle a été plusieurs fois voir l’assistante sociale et elle n’avait jamais le droit à quoique ce soit : elle ne va plus demander.. Pourquoi prendre rendez-vous pour ne rien avoir ? Quelque fois c’est dur de comprendre comment ça marche, tout le monde disait « avec deux enfants, vous êtes prioritaires » mais des demandeurs d’asile étrangers on été relogés bien avant eux.. Quand ils ont posé la question aux assistantes sociales la seule réponse a été, « il ne faut pas être raciste ».. Quand ils étaient encore à l’hôtel et qu’ils signalaient le danger des prises électriques descellées pour les enfants : « vous n’avez pas à vous plaindre, vous avez un toit ».. Comme solution ce printemps, ils avaient proposé un foyer pour lui un foyer pour elle et les enfants.. Mais cette fois Audrey était arrivée à un point où rien ne l’aurait retenu.. Il faut s’imposer.. Voilà, les enfants jouent sans problème en bas de l’immeuble depuis qu’elle est descendue ramener l’ordre, ils sont habitués au quartier.. Mais rien ne retient vraiment les Rossé ici.. Tôt ou tard ils y arriveront : ils ont galéré jusqu’ici, ce n’est pas maintenant qu’ils vont baisser les bras.. Les enfants sont là, il faut se battre pour eux.. php?title=Audrey_et_Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Ross%C3%A9:_en_transit_%C3%A0_la_Perdrix.. Quartier.. Dernière modification de cette page le 9 février 2011 à 13:51.. Cette page a été consultée 2 692 fois..

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  • Title: Awa Timbo, la musique de coeur. - Wikithionville
    Descriptive info: Awa Timbo, la musique de coeur.. Awa Timbo est chanteuse.. La musique est sa passion.. Quand on lui demande quel est le plus grand moment de sa carrière, elle évoque le démarrage de son apprentissage de la musique.. Elle a commencé à l'étudier très jeune à l'école municipale de Thionville.. Au départ, elle a une formation de chant classique, lyrique.. Mais sa musique de cœur est le jazz, qu'elle découvrira par son père et par son professeur de chant qui lui fera écouter Gershwin et les grands ensembles.. Elle passe son bac à Metz, puis fait des études de langues à Nancy pour devenir traductrice.. Elle part ensuite à Paris, elle a envie d'être aspirée et inspirée par cette ville.. Elle est surprise de vivre aujourd'hui de sa passion.. Pour ses parents, il fallait avant tout faire des études.. La musique passait au second plan.. En Afrique tout le monde fait de la musique, c'est culturel.. Alors, pour ses parents, musicien ce n'est pas un métier, il fallait être cultivé.. De plus, Awa est d'origine Malienne, de l'ethnie Peul, un peuple nomade et noble, qui n'est pas sensé chanter.. Lorsqu'elle a décidé de vivre de la musique, elle est allée consulter son grand-père qui l'a encouragée,  ...   un grand moment car sa famille est à Thionville et elle y retrouvera également des amis d'enfance.. C'est d'autant plus important qu'elle vient présenter un projet sur lequel elle travaille actuellement avec le quartet qu'elle a montée en 2003.. Awa a eu de nombreuses collaborations et rencontres.. Elle a travaillé avec des artistes comme Alpha Blondy, Mariah Carey ou MC Solaar.. Des genres différents, mais elle a appris qu'il y avait un lien, malgré tout, entre tous ces artistes.. Elle fait beaucoup de Gospel aussi, ce qui techniquement l'aide dans tous les styles de musiques qu'elle aborde.. Elle travaille actuellement avec Pierre-Michel Sivadier sur un projet d'adaptation de Carmen, l'opéra de Bizet, avec beaucoup d'improvisation jazz et aussi un peu de théâtre.. Elle a également fait l'Olympia il y a quelques mois avec la Compagnie Créole.. Elle est heureuse de toutes ces rencontres qui lui permettent d'évoluer dans son travail.. un film de Thomas Guedenet.. Rencontre avec.. Awa Timbo.. , chanteuse de jazz, qui a grandi et étudié la musique à Thionville.. Plus d'infos sur.. Awa.. Plus d'infos sur le festival Jazz Pote :.. et.. jazzpote.. com.. php?title=Awa_Timbo,_la_musique_de_coeur.. Dernière modification de cette page le 6 juin 2012 à 10:02.. Cette page a été consultée 1 102 fois..

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  • Title: Axel Weber et Maxime Weier: l'aventure humanitaire - Wikithionville
    Descriptive info: Axel Weber et Maxime Weier: l'aventure humanitaire.. Maxime Weier et Axel Weber, respectivement 23 et 24 ans, ont choisi un métier solide qu’ils sont sûr de pouvoir exercer partout en ces temps de pénurie de personnel soignant.. Ils sont tous deux infirmiers et la sécurité que leur apporte ce métier, a permis à leur désir d’être utile de s’exprimer librement.. L’ADSAR.. , l’association qu’ils ont crée, a exposé du 30 novembre au 6 décembre salle « In vitro » à Thionville, les photos de Djibrill Dramé.. Djibrill est un artiste sénégalais, membre du collectif Mizérables grafff et ses photos montrent une jeunesse africaine qui trouve à s’occuper au pays plutôt que de céder au mirage de l’exil en Europe.. Leur rencontre s’est faite pendant le deuxième voyage d’Axel et Maxime en Afrique.. Le premier avait eu lieu à la fin de leurs études en France quand ils avaient accepté ce stage proposé par l’association Visa Santé qui permet à de jeunes élèves de découvrir la réalité des soins en Afrique.. le cercle de lutte /photo Djibrill Dramé.. Axel a toujours rêvé de partir, enfant il avait déjà une profonde attirance pour l’Afrique noire.. Tout ce qu’il a pu imaginer a été confirmé au-delà des ses espérances.. Lui qui est d’un naturel réservé peut entrer en relation avec les gens plus facilement grâce à l’hospitalité traditionnelle des Africains, jamais démentie.. Là-bas, les gens viennent à lui alors qu’ici les européens, dans leur jardin,  ...   Maxime iront de village en village en charrette à cheval animer des causeries de prévention sur les parasitoses et distribuer de quoi déparasiter les enfants et pallier leur carence en fer car les enfants atteints sont anémiés.. Ils ont rassemblé les fonds nécessaires en France.. Cela comprend une subvention de 160 € de la ville de Sérémange, les 500€ du concours du crédit mutuel, « des jeunes qui osent », que leur avait valu le projet élaboré lors de la deuxième expédition à Ndoucoumane et le produit des ventes à venir de l’exposition.. Les médicaments de déparasitages, les compléments en fer et la vitamine A seront achetés sur le marché pharmacologique local pour faire marcher ce commerce et pour des raisons de coût.. Cette expérience de la Terranga, le sens de l’hospitalité propre à l’Afrique, remet notre façon de vivre en question.. Même si pour Maxime il n’est pas question de vivre à la sénégalaise, en voyant l’intérêt commun prendre le pas sur l’intérêt de chacun, comme chez nous en Europe, il a envie de transmettre le témoignage qu’il ne faut pas laisser le progrès détruire la solidarité.. Le progrès nous a isolés.. Nous avons le stress et la course à l’argent, et si dans la brousse, ils n’ont ni eau courante ni électricité, au moins, ils sont ensemble.. photo Djibrill Dramé.. php?title=Axel_Weber_et_Maxime_Weier:_l%27aventure_humanitaire.. Frontières.. Dernière modification de cette page le 15 mars 2010 à 13:07.. Cette page a été consultée 2 424 fois..

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  • Title: Aziz Belkessam: la sagesse Kabyle - Wikithionville
    Descriptive info: Aziz Belkessam: la sagesse Kabyle.. Aziz Belkessam est arrivé en France en 2002 pour finir ses études à l’Université de Provence, à Marseille.. Il a une licence de biologie.. Il vit à la Côte des Roses depuis plus de trois ans, mais il n’a découvert l’annexe de la bibliothèque municipale que l’automne dernier.. Il avait l’habitude de fréquenter celle du centre ville avec sa femme et quand il s’est finalement inscrit, il a appris l’existence de l’annexe située dans la maison de quartier.. Sa femme a un D.. U.. T en agroalimentaire, elle lit beaucoup et l’accès à la bibli c’est bien : récemment ils voulaient acheter un livre et il a constaté que la bibliothèque l'avait déjà en rayon.. Quand Aziz Belkessam est arrivé à Thionville, il a d’abord travaillé à l’hôpital Bel-air dans un service d’hygiène et sécurité mais pour des raisons financières, il a choisi de travailler dans une entreprise de sécurité comme vigile jusqu’en 2009.. Aujourd’hui il a trente et un an et se retrouve au chômage.. Aziz ne peut pas rester longtemps au chômage, il n’a pas envie d’être assimilé à un cas social.. Quand on vient du Maghreb et qu’on devient chômeur, « on paye sa race ».. Il ne veut pas de l’image de « l’arabe qui ne fait rien ».. Aziz est originaire de Bouïra.. en Kabylie.. Son quartier est grand comme la Côte des roses et tout le monde se connait.. Le respect va de soi, un grand-frère passe dans la rue et sa présence suffit à  ...   une plante qui pousse là où elle est.. Si tu n’es pas trop égoïste, tu auras ta part dans la vie.. Le père d’Aziz était un simple fellah.. Il a été torturé pendant la guerre d’indépendance et n’a pas reçu d’indemnités pour ses souffrances.. Il n’a jamais rien demandé, mais la vie lui a donné sept fils qui ont tous été bacheliers et à sa mort, il était vraiment respecté dans le pays.. Si un homme fait le bien, ses enfants trouveront une porte ouverte un jour.. Il ne faut pas toujours attendre sur les autres mais être capable de défendre ses idées, ne pas être gourmand mais juste, et ne pas accepter de vivre dans des conditions indignes.. Les anciens disaient parfois « ah c’est pas cher » mais ce qui n’est pas cher finit par se payer : il faut payer le prix juste pour être à la hauteur de la vie qu’on veut.. En ce moment, Aziz est chômeur mais il reste digne.. Celui qui vient de bon cœur fini par réussir.. En Algérie, comme ici, les choses s’améliorent peu à peu, tout le monde mange et en fait, on travaille et on cotise pour les autres, on travaille contre la pauvreté.. Le changement c’est bien, si on reconnaît sa valeur.. université Mira à Bejaia.. (anciennement Bougie) où Aziz a commencé ses études.. Depuis cette entrevue, Aziz Belkessam a retrouvé un emploi au Luxembourg.. php?title=Aziz_Belkessam:_la_sagesse_Kabyle.. Dernière modification de cette page le 20 juin 2013 à 06:58.. Cette page a été consultée 2 963 fois..

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  • Title: Aïcha Sekkoum, vivre et travailler - Wikithionville
    Descriptive info: Aïcha Sekkoum, vivre et travailler.. Aïcha Sekkoum est née le 16 juin 1949 à Chlef, entre Oran et Alger.. A dix neuf ans, avec ses deux premiers enfants, elle a rejoint son mari qui travaillait comme cheminot en France depuis l’âge de vingt cinq ans.. Monsieur Sekkoum est mort il y a un an et deux mois maintenant.. Il souffrait des reins et de la tête.. Aïcha Sekkoum travaillait en intérim depuis 2002.. La retraite de son mari était seulement de 400€.. Travailler était une nécessité.. Comment faire pour payer le gaz et l’électricité quand le loyer est déjà à 300€ ! Pourtant Aïcha a du arrêter de travailler en 2006 quand l’état de son mari s’est aggravé : elle ne pouvait partir travailler et le laisser seul, rentrer le soir entre dix et onze heures et le trouver errant, ici où là dans le quartier.. à droite, M.. Sekkoum avec un collègue en 1994.. Monsieur Sekkoum avait pris sa retraite de la Sncf dans les années soixante dix et la famille avait quitté Bouzonville pour Thionville et rapprocher les enfants des écoles.. Après quatre ans dans un appartement au dessus du restaurant où travaillait sa fille, Aïcha obtient un logement à la bécasse : trois ans tranquilles.. Aïcha à son arrivée en France.. Aïcha et ses filles à Bouzonville.. Et puis la vie est devenue compliquée, à cause de gens violents et des conditions de vie.. D’un côté ceux qui jettent les ordures par la fenêtre, de l’autre, l’ascenseur qui ne marche pas… Un jour, son mari qui était déjà malade et en dialyse, n’a pas pu monter chez lui, au douzième étage.. C’est un voisin portugais qui l’a porté sur son dos jusqu’à l’appartement.. Onze ans à la bécasse.. Il fallait déménager mais Mosellis n’avait rien à proposer.. Donc madame Sekkoum  ...   machine qui lave le plus gros.. Après il faut vider la vaisselle et la ranger où il faut.. Aïcha travaille pour des restaurants d’entreprise, des banques mais c’est dans les cantines scolaires que le contrôle est le plus sévère.. Des inspecteurs viennent comme ça, et tout doit être impeccable, de la petite cuillère à la tasse.. Le plus dur est de ravoir les plats à gratin avec leur trace de brûlé, il faut frotter et ensuite passer à la machine avec un mélange de savon et de vinaigre blanc : les plats ressortent tout brillants.. Aïcha Sekkoum a eu trois filles et trois garçons : deux d’entre eux ne sont pas encore mariés.. Elle a dix petits enfants.. Aïcha n’aime pas qu’on vienne lui dire du mal de ses fils : elle leur a toujours serré la vis et à la maison, l’heure c’est l’heure ! Elle disait aux enfants « tu vas à l’école, tu sors de l’école et tu rentres directement à la maison.. Que font tous ces enfants dehors ? ».. Le plus jeune des garçons a vingt trois ans et vit encore avec elle : il a eu son B.. T.. S en juin dernier.. Il a cherché une école de commerce international, il attendait la réponse de trois écoles dont une à Lyon mais les études coutent 4000€.. Cette année il est à l’université à Metz.. Aïcha n’a plus de raison de rester tout le temps à la maison.. Travailler lui permet de sortir de chez elle, de connaître des gens et la ville.. Parler avec les gens lui remonte le moral.. le marché de chlef il y a quinze ans.. Article publié sur saisir le changement.. php?title=A%C3%AFcha_Sekkoum,_vivre_et_travailler.. Catégorie.. Dernière modification de cette page le 27 février 2011 à 15:52.. Cette page a été consultée 3 886 fois..

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  • Title: Bernadette Vauthier, une existence tournée vers les autres - Wikithionville
    Descriptive info: Bernadette Vauthier, une existence tournée vers les autres.. Portrait de Bernadette Vauthier.. D’où êtes-vous originaire Bernadette ?.. Je suis née en 1940 dans le Poitou à Châtellerault où ma maman était réfugiée mais j’ai grandi entre Sierck et Bouzonville à Waldweistroff, une enfance en Moselle.. J’ai passé mon Certificat d’études à 14 ans, fréquenté un collège technique à Metz pour apprendre le métier de couturière avant d’être réorientée sur le conseil de mes enseignantes qui m’encourageaient à poursuivre des études.. A 17 ans comme j’étais trop jeune pour commencer l’école d’infirmière, j’ai passé 2 ans au pensionnat de Rustroff où j’enseignais à une classe de 8°, trente gamines dont je surveillais aussi les levers, couchers, récréations, repas, on était corvéable à merci ! Puis j’ai passé le concours à l’école d’infirmière et continué mes études pour être assistante sociale.. Quel a été votre parcours professionnel ?.. Jusqu’à la naissance de notre premier enfant j’ai été assistante sociale de secteur à Hayange.. J’ai repris plus tard comme prof dans un collège technique avant d’être intégrée à l’Education Nationale, rattachée à la Briquerie, puis j’ai travaillé comme assistante sociale scolaire pendant 10 ans, un parcours professionnel assez varié finalement.. D’où vient votre engagement dans le domaine associatif ?.. C’était logique, avec mon métier qui était déjà orienté vers les autres, j’ai toujours eu le souci des autres, il n’y a pas eu de « déclencheur » particulier.. Au début j’avais peu de disponibilité avec nos 3 enfants à élever mais je m’investissais déjà dans le photo-club de Thionville auprès de mon mari qui en avait la responsabilité.. Il y avait les salons, les expositions à organiser, etc.. Vous vous êtes engagée dans le domaine humanitaire aussi.. Au moment de ma retraite, j’ai eu l’occasion d’aller à Gao avec le comité de l’association Thionville-Gao dont mon mari et moi étions adhérents et c’est en revenant de ce voyage que je suis entrée au CA en 2003.. Mon mari et moi connaissions déjà l’Afrique, nous étions allés au Niger et au Burkina quand notre fils faisait son service militaire civil à Niamey.. Nous sommes allés le voir, c’était notre premier contact avec l’Afrique noire … Premier choc quand tu arrives là-bas, que tu débarques de l’avion, on sait un petit peu, mais tant qu’on ne s’y est pas frotté, ce n’est pas pareil.. Mali (photos Internet).. Quelles ont été vos activités au sein de l’association Thionville-Gao ?.. Je me suis investie dans le CA, puis je suis entrée au bureau où je suis maintenant secrétaire, et je suis responsable de la commission Education Jeunesse : on fait des interventions dans les écoles, enfin en ce moment plus trop en raison de la situation actuelle au Mali.. Le nom complet de l'association, c'est "Comité de jumelage-coopération de Thionville-Gao et Kenieba-Konko" Donc on travaille avec Gao mais aussi avec quatre petits villages qui ont des comités de jumelage.. Ce sont eux qui nous soumettent des projets, on les étudie, on trouve des financements, c’est le plus gros travail.. Quels souvenirs gardez-vous de vos rencontres dans ces villages ?.. L’accueil dans les villages est exceptionnel, tout le village est là avec les enfants, les musiciens qui jouent du djembé, on arrive à pied,  ...   des déchets, elle est en licence d’environnement à Metz et elle veut faire un master après.. La troisième a un projet au niveau de l’eau, eau propre, eaux usées, et la quatrième un projet au niveau de la conservation des aliments.. Ce sont des projets liés au quotidien malien, pour répondre à leur problèmes.. Ils sont courageux.. Quand ils arrivent, ils ont énormément de difficultés, les méthodes d’enseignement sont différentes, avec l’utilisation de manuels, la prise de notes, etc , alors ils apprennent beaucoup par cœur.. De plus tous les quatre viennent de Gao.. Ils étaient très inquiets pendant cette année écoulée, par moment ils n’avaient pas de nouvelles de leurs familles.. Qui finance ce projet ?.. Au départ ils étaient financés par le comité de jumelage, c’était lourd mais grâce au travail de notre président actuel nous avons obtenu que l’Ambassade de France au Mali leur accorde des bourses.. Le comité finance encore une fille.. Quant au garçon qui fait un BTS en alternance, il n’a plus besoin de nous, il a un salaire d’apprenti.. (voir aussi l'article concernant ce jeune homme.. Yehiya Boncana, un homme qui a de la chance.. ).. Des projets pour de futurs étudiants?.. Il y a des accords entre l’Université de Metz et l’Académie de Gao.. On attend de nouveaux étudiants à la rentrée.. Ils présentent d’abord leur dossiers aux comités sur place avant de prendre contact avec l’Ambassade de France.. L’association a-t-elle pu poursuivre ses actions pendant ces derniers mois?.. La situation était très difficile.. Nous étions toujours en contact avec nos amis maliens par internet, et avec les téléphones portables.. Le maire de Gao a été accueilli à Thionville en juillet 2012.. Une conseillère municipale aussi est venue et on a pu lui remettre l’argent des parrainages qu’elle a rapporté au Mali pour l’aide alimentaire aux enfants les plus défavorisés.. Mais notre comité n’a pu se rendre au Mali depuis 2011.. A Gao, il était dur d’organiser notre action même si le président du comité de jumelage était à Gao pendant l'occupation.. Le maire, lui, a dû partir, sa vie étant en jeu.. Il est d'ailleurs revenu à Gao avec les troupes française et malienne.. Les villages eux n’étaient pas occupés mais avec le coût de la vie en hausse en raison de la guerre, les villageois ont connu beaucoup de difficultés.. En outre le sud du Mali a accueilli 300’000 réfugiés venus du nord, d’où de nombreux problèmes économiques.. En ce moment nous lançons un appel à l’aide d’urgence.. Nous avons organisé un concert le 8 mai, obtenu une subvention de la Région Lorraine et fait appel aux dons des particuliers.. L’argent récolté sera destiné à l’aide alimentaire, à l’éducation, et à l’hygiène et santé.. Nous conclurons cet entretien en signalant que Bernadette Vauthier est Chevalier dans l’Ordre National du Mérite.. Mais elle est bien trop modeste pour en parler : c’est son mari Daniel (.. Daniel Vauthier, l'art de regarder.. ) qui fournit l’information !!.. Vous pouvez voir également:.. Journée de solidarité Thionville Mali.. Un projet pour aider les enfants à Gao.. et site de l'association Thionville-Gao:.. php?title=Bernadette_Vauthier,_une_existence_tourn%C3%A9e_vers_les_autres.. Dernière modification de cette page le 18 juin 2013 à 16:56.. Cette page a été consultée 834 fois..

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  • Title: Bernard Jeannenot: pour une Vie Libre - Wikithionville
    Descriptive info: Bernard Jeannenot: pour une Vie Libre.. Bernard Jeannenot a grandi dans la cité Médoc de six à vingt et un ans.. Son père travaillait pour l’immobilière thionvilloise qui logeait les gens de Sollac et qui allait devenir Batigère après fusion.. En revenant du service militaire, Bernard s’installe avec sa première femme, au 10 rue Christophe Colomb, dans l’immeuble qu’on appelle la banane, avenue de Douai.. S’il y était resté toutes ces années, il serait aujourd’hui sous le coup d’un relogement car cet immeuble va être réaménagé et plusieurs cages d’escalier, dont le numéro 10, vont être démolies.. Mais déjà la famille avait déménagé au numéro 16, Bernard s’en souvient bien, il avait les pieds dans le plâtre et c’est messieurs Firek et Fichback qui l’avaient aidé à déménager d’une cage à l’autre.. Les gens se connaissaient bien car tout le monde travaillait à la Sollac : il y avait une vraie solidarité entre eux.. A l’époque, il suffisait de descendre au pied de l’immeuble et de claquer ses boules l’une contre l’autre pour voir rappliquer les autres boulistes en moins de cinq minutes.. En 1985, Bernard divorce et quitte le 16 pour un studio rue du chardon.. En 1990 il s’installe aux Cofimec à Yutz mais dès 95, son fils qui a gardé l’appartement familial, lui signale qu’il y a un logement libre sur son palier et Bernard revient rue Christophe Colomb.. Sa fille s’installe juste au dessus et jusqu’en 2004, toute la famille, c'est-à-dire les enfants et petits enfants de Bernard et les enfants de Marie-Paule, sa nouvelle compagne, vont vivre ensemble, portes ouvertes et sur deux étages.. Le relogement et la réhabilitation de la banane sont bien avancés mais Bernard trouve que certaines choses marchent à l’envers.. Par exemple, dans la cage d’escalier du 16 on sait depuis longtemps que l’entrée de l’immeuble va s’inverser et le F5 du rez-de-chaussée va perdre une pièce: pourtant une famille qui voulait un F5 à été relogée dans cet appartement sans savoir qu’il allait devenir un F4 à cause des travaux.. Le bailleur a aussi évoqué la possibilité de passer d’un F5 à un F3 car maintenant Bernard et Marie-Paule sont seuls.. Mais non seulement les enfants et petits enfants viennent toujours à la maison mais en plus Bernard pense que la loi sur le relogement tient compte de la surface réelle des appartements dans ces cas là et leur appartement est un petit F5.. Au pire il faudrait qu’ils lui proposent un F3 de la même superficie et dans le quartier.. Ce serait vraiment dur de s’adapter mais après tout, Bernard l’a déjà fait dans sa vie.. Il a appris à accepter les choses comme elles sont en luttant contre la maladie alcoolique.. Bernard a commencé à travailler à quatorze ans en 1959 à Hayange sur le train à chaud.. Rectifieur, tourneur pontier cariste, il a tout fait.. Mais, avec les années qui passent, quelque chose l’empêchait de monter en grade malgré la qualité de son travail.. En 1989, il se décide à faire une cure de désintoxication.. Il fuit littéralement à Cabri près de Grâce dans le midi, il n’a pas envie qu’on lui fasse la morale.. Il va refaire le chemin à l’envers et comprendre ce qui l’a amené là.. S’il n’a pas bu avant son service militaire, la majorité, à 21 ans à cette époque là, va lui donner petit à petit l’occasion de  ...   la maladie alcoolique est la seule dont le patient peut décider de guérir.. Il suffit d’arrêter de boire.. Mais l’abstinence est un chemin très exigeant.. La personne qui l’a encadré à Vie Libre était abstinente depuis vingt six ans quand, pour fêter un événement joyeux elle s’est autorisé une coupe de champagne : la rechute est terrible.. La maladie alcoolique laisse dans l’organisme une substance proche de la morphine : la T.. H.. P, tétrahydro papavéroline qui prend petit à petit la place naturelle des endorphines chargées de soulager nos douleurs.. En cas de reprise de la consommation d’alcool, les malades alcooliques perdent tout contrôle et la T.. P va pousser les pousser à boire de façon mécanique et répétitive.. Il faut donc se méfier des coups de « tömel » et savoir ce qu’on veut car, pour Bernard, une rechute se sent venir et si ça recommence quand on a réglé ses comptes avec le passé, « c’est qu’on a soif ».. On est donc acteur de sa guérison et quand Bernard va parler devant des lycéens au nom de l’association Vie Libre, c’est pour leur dire qu’il ne faut pas perdre la liberté de boire pour le plaisir.. Il ne s’agit pas de leur interdire de boire mais de leur donner les moyens de gérer leur consommation avec modération pour qu’ils puissent boire pour le plaisir toute leur vie et non contraints et forcés par la maladie.. L’alcool et les jeunes est un sujet préoccupant mais il ne faut pas perdre de vue qu’il prend souvent la place de ce qui manque et si, aujourd’hui certains jeunes défraient la chronique par leur abus d’alcool, c’est surtout pour attirer l’attention sur leur mal-être.. Avec des parents absents parce qu’ils travaillent tous les deux, comment prendre une place dans cette société sans structure.. La suite dépend du groupe auquel on va appartenir et les codes qui définissent le comportement de chacun.. Parfois, c’est hiérarchie, violence, picole.. Bernard a été appelé récemment dans un établissement scolaire à cause de six jeunes filles ivres mortes le matin en classe : elles lui ont dit que, « bonne notes mauvaises notes, à la maison leurs parents ne font pas la différence ».. La maladie alcoolique nait du sentiment de sous-estimation de soi.. L’association de soutien aux malades alcooliques, Vie Libre, offre justement la liberté à chacun de prendre des responsabilités et d’être valorisé par son action.. Bernard a été responsable deux ans et puis a laissé la main à quelqu’un d’autre.. Certains font des cures par obligations de justice, pour ramener la paix dans la famille, pour s’en sortir, il faut comprendre que l’alcool est une maladie et donc qu’on peut en guérir.. L’association est un endroit où les gens peuvent parler de tout et de rien et de leur problème s’ils le veulent, en toute liberté et sans jugement.. VIE LIBRE Permanence à Thionville : 5 rue du manège le mardi et mercredi de 17h à 19h vendredi de 10h à 12h 4ième lundi de chaque mois réunion salle du manège ouverte à tous.. Permanence à Yutz à l’escale, le lundi de 14h à 16h aux Cofimec, 2 rue de Bretagne et au centre médicosocial, rue des nations, de 17h à 19h.. article publié sur mon quartier ma ville.. php?title=Bernard_Jeannenot:_pour_une_Vie_Libre.. Dernière modification de cette page le 21 décembre 2010 à 13:43.. Cette page a été consultée 4 404 fois..

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  • Title: Brigitte Lambert, les petits miracles du quotidien - Wikithionville
    Descriptive info: Brigitte Lambert, les petits miracles du quotidien.. Brigitte Lambert a grandi dans le village d’Œutrange dans la périphérie de Thionville.. Les jeunes se rassemblaient dans la cour du curé.. Brigitte n’hésitait pas à se défendre quand il le fallait et à piquer les mobs des garçons pour aller manger du maïs dans les champs.. A cette époque, quand un enfant rentrait de l’école après avoir pris une tannée avec l’institutrice, il en prenait une à la maison.. Maintenant les rues du village sont autrement tranquilles : les enfants restent chacun chez soi devant leur ordinateur et leurs jeux vidéo.. Brigitte tient l’atelier linge situé au bout de la barre de chaussée d’Océanie, depuis dix sept ans maintenant.. L’atelier est là pour dépanner les familles nombreuses de la Côte des roses qui manquent de place pour laver et sécher le linge à la maison.. Car c’est un endroit où on peut laver couette et couvertures.. Brigitte, chériffa.. et.. Didier.. Au fur et à mesure elle a vu les mentalités des habitués évoluer.. Il y a encore quelques années en arrière elle devait tendre le panier à travers la porte aux maris qui venaient chercher le linge.. Aujourd’hui, ces hommes qui n’entraient pas dans l’atelier à cause de la présence des femmes à l’intérieur , n’hésitent plus à rentrer.. Avec le temps, les gens ont changé, les usages aussi et depuis 2009 une nouvelle clientèle fréquente l’atelier.. Ce sont les demandeurs d’asile.. qui vivent en hôtel en attendant une régularisation de leur situation.. la fête des voisins rue Chateau-Jeannot.. Difficile de vivre en hôtel et laver et sécher le linge dans les douches.. Le C.. C.. S qui finance pour partie l’atelier a conclu un partenariat avec Athènes, l’association qui accueille les gens en difficulté à Thionville et depuis, les affichettes en arméniens ou en russe cohabitent avec les affichettes en arabe pour expliquer le mode d’emploi  ...   U et qu’elle a emmenée au P.. S.. S, la permanence d’accès au soin de santé qui est tout à côté rue château-Jeannot.. Brigitte et son amie Nathalie.. Brigitte sait ce que c’est d’être en difficulté.. Elle souffre d’une maladie rare, la maladie de Crohn et elle a longtemps été sujette à des crises de spondylarthrite ankylosante.. Pendant des années elle a couru les hôpitaux en passant des tests en laboratoire dans l’espoir soulager ses douleurs.. Sans succès.. A cause des corticoïdes qu’elle prenait Brigitte est allée jusqu’à peser 105 kg.. Jusqu’à ses vingt huit ans où Valérie Térrade, assistante sociale du C.. S lui a décroché cet emploi à l’atelier linge, Brigitte est passée de T.. C en C.. E.. S et de stage en stage.. Elle les a enchainé, ces « projets professionnels à définir » et ces « stages en entreprise» qu’il fallait aller chercher soi-même et où elle se retrouvait à ranger des cartons dans la cave : « vous êtes sûre que c’est gratuit comme stage ? ».. A l’atelier, elle a commencé par un C.. Elle aurait gagné la même chose en restant à la maison mais avait envie de s’accrocher pour sortir de chez elle et chaque matin elle trouvait le courage de se lever.. Sa résistance lui a permis de tenir le coup même quand elle n’arrivait plus à se servir des ses mains.. Depuis deux ans maintenant que son père est mort, Brigitte a enfin un traitement stabilisant, elle n’a plus de douleurs et elle est passée de 105 à 80 kg.. La barre de l'avenue d'Océanie sera démolie bientôt dans le cadre de la rénovation du quartier et l'atelier linge sera transféré à la maison de quartier de la Côte des roses à l'automne 2011.. php?title=Brigitte_Lambert,_les_petits_miracles_du_quotidien.. Dernière modification de cette page le 7 juin 2011 à 18:02.. Cette page a été consultée 3 219 fois..

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  • Title: Bruno Baldelli, de l'Ombrie à la Lorraine - Wikithionville
    Descriptive info: Bruno Baldelli, de l'Ombrie à la Lorraine.. Bruno et Bruna Baldelli ont habité le square Fénelon à Thionville à partir du 1er décembre 1962.. Bruno a vingt cinq ans et déjà deux enfants de 8 et 6 ans.. Quand Bruna l’a rejoint en décembre 1957, c’est à Waldvisse qu’il a trouvé une maison en attendant un logement H.. L.. Il travaille déjà comme cokier à Sérémange et il parcourt 80 km chaque jour pour aller travailler : au début, en vélo, levé à deux heures pour prendre son poste à cinq heures du matin puis en mobylette et enfin en Vespa.. Et l’hiver, quand la Vespa commence à partir sur le verglas et qu’il se retrouve les fesses par terre au milieu de la route, c’est casse-cou et heureusement, à quatre heures du matin, il n’y a pas de circulation.. Bruno Baldelli vient d’une famille de fermiers de Perugia, en Italie La vie à la ferme était dure.. Non seulement il fallait partager le produit des terres avec le propriétaire, une part pour lui une part pour la famille de huit enfants mais en plus il fallait travailler comme fermier sur les terres que le grand-père avait perdu aux cartes.. Aussi, quand il entend parler de recrutement pour de Wendel, Bruno part à Milan passer deux jours d’examens et de test médicaux avant d’être enrôlé et de prendre un de ces trains pour la France, rempli de garçons comme lui.. Arrivé en lorraine il va quitter assez vite de Wendel pour Sollac et jusqu’en 1985 Bruno va travailler à la transformation du charbon en coke.. Alimenter le four en charbon dans une ambiance surchauffée, il faut aimer ça et ne pas avoir peur de la poussière.. Il fallait pilonner le charbon avec six énormes pilons pour le réduire en briques avant de le cuire pendant 17 heures en récupérant les produits dérivés du charbon, gaz, goudrons, benzol.. Puis, il fallait refroidir le coke avec de l’eau sous pression avant de l’acheminer vers les hauts-fourneaux où, mélangé au minerai de fer,  ...   à collecter des meubles qui sont mis en vente à petit prix dans les locaux de l’association, au 12 rue Cormontaigne pour les gens envoyés par le C.. L’hiver, il donne aussi un coup de main à la banque alimentaire dans la cour du Sémaphore.. Deux mardi dans le mois, les bénévoles rassemblent les dons alimentaires de toute la région au Sémaphore à Thionville.. Les gens en difficulté s’inscrivent à la mairie.. Chacun a un numéro d’appel puis pénètre à tour de rôle dans l’épicerie solidaire pour faire ses courses.. Bruno s’occupe de l’ensachage.. Il est content de donner de lui-même.. Les gens qui viennent se connaissent à la longue et tout le monde s’accorde, personne n’est là pour juger.. M.. Gerard Schanne tient la caisse de l'épicerie solidaire.. Aujourd’hui, quand il n’est occupé à donner un coup de main il est peut-être au Maroc où s’est mariée sa fille Ada après ses études ou encore à Rome où vivent ses frères et sœurs.. Le Maroc, Bruno en avait une idée préconçue pas très favorable mais il ne peut que se réjouir de l’accueil qu’on lui fait là-bas, les gens sont si bienveillants et agréables.. Les premières années il voyait qu’ils avaient peur de parler, il était interdit de rester à discuter à deux ou trois.. Mais, depuis l’accession au trône de Mohamed VI les choses ont changé.. Quand il pense au passé, Bruno se revoit encore dans les champs à quatre heures du matin :.. il a cinq ou six ans et il marche devant le double attelage de bœufs qui tirent la charrue que son père guide dans le sillon.. Nombreux sont ceux qui ont travaillé à la Sollac dans la région de Thionville.. Sur ce wiki, plusieurs portraits leurs sont consacrés, avec notamment :.. Michel Loizeau, toute une vie à la Sollac.. François combe, une politique des villages.. Marcelle Pouyet, l'époque des familles nombreuses.. Robert Nicolay, penser libre.. php?title=Bruno_Baldelli,_de_l%27Ombrie_%C3%A0_la_Lorraine.. Dernière modification de cette page le 30 juillet 2012 à 15:43.. Cette page a été consultée 2 694 fois..

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