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  • Title: Bérangère Richard : construire intelligent - Wikithionville
    Descriptive info: Bérangère Richard : construire intelligent.. Bérengère Richard est ingénieur de la fonction publique depuis 2003.. Elle travaille à la direction de l’urbanisme de Thionville où elle est plus particulièrement chargée du projet de renouvellement urbain de la Côtes des roses.. La Côte des roses est un quartier de grands immeubles construits à la fin des années cinquante pour accompagner l’essor de la sidérurgie lorraine.. Ce quartier occupe d’anciennes terres agricoles entre le château de la Malgrange et les hauteurs de Guentrange.. La côte des roses en 1950, c’était des champs où on lâchait les vaches tout autour de la ferme de la Briquerie et une route qui descendait en ville.. Les immeubles sont sortis de terre.. La ferme est devenue jusqu'aux années 90 le débit de lait pour tout le quartier et la côte des roses ce qu’on appelait alors une cité dortoir.. Bérengère Richard a commencé ses études par un Deug de biologie.. Elle s’est tournée ensuite vers une maitrise de sciences et techniques en aménagement et environnement et pour finir, vers un diplôme d’études supérieure en aménagement au Cesa de Tours.. [1].. Comme les gens de sa génération, elle est sensible à la question de l’aménagement du territoire tout en préservant l’environnement.. Bérengère se demande ce qu’elle aurait fait construire sur la côte des roses dans ces années 60.. Mais les enjeux étaient différents et la réflexion sur la construction des villes beaucoup moins élaborée qu’aujourd’hui.. Il ne s’agit plus de construire pour construire.. Mais de construire intelligent en pensant au confort des habitants et en essayant d’anticiper le manque de pétrole du futur en réduisant nos besoins en énergie.. le carrefour de la chaussée d'Océanie,les barres qui doivent disparaitre, et l'entrée du parc à venir.. Les élus ont décidé à la fin des années 90 de transformer la Côte des roses et de l’ouvrir sur le reste de la ville.. La Direction de l’urbanisme a engagé des études sur les travaux prévus à la Côte des roses et s’est vue confier la tâche d’élaborer un plan d’ensemble du devenir du quartier.. les immeubles de la rue Molière  ...   concerne le relogement des familles habitant les immeubles promis à la démolition : elle participe tous les deux mois au comité technique de suivi du relogement, aux réunions de la Gestion d’urbanisme de proximité et d’Insertion par l’économique.. Il s’agit dans chaque cas d’arriver à concilier les offres de logement avec les moyens financiers et les désirs des habitants.. Par exemple, en trouvant un équilibre entre le prix qu’ils payaient pour une surface devenue souvent trop importante et celui d’un logement neuf mieux adapté à leur besoins et moins couteux en charge.. Toutes les constructions neuves auront en effet le label haute performance énergétique.. Ce qui signifie moins de frais de chauffage.. Une salle du projet a été inaugurée au début de cette année à la maison de quartier.. Chaque habitant, chaque association et chaque acteur local est invité à rendre ce lieu vivant, avec des animations, des débats et des expositions comme l'.. Exposition de la salle de l'Anru.. Par exemple, les enfants des écoles de la Côte des roses participent déjà à un programme d'initiation à l'urbanisme.. Grâce au Conseil en architecture, urbanisme et environnement du département, le C.. A.. E, les élèves se font un regard neuf sur l'architecture de leur quartier.. Bientôt on pourra descendre de la rue de la perdrix au square Fénelon sans obstacle et rejoindre la rue des pyramides à travers de nouveaux espaces verts débouchant directement sur le carrefour.. A la place de la barre longeant la chaussée d’Océanie seront construits plusieurs petits immeubles accessibles à la propriété ou réservé à des logements sociaux mais à l’emplacement de l’immeuble du bas de la rue corneille, les allées et jardins donneront directement sur la rue.. Ainsi seront réduites deux frontières invisibles qui séparaient le quartier de la ville et le quartier en deux, la chaussée d’Océanie et la rue Saint Hubert.. signature des accord de l'ANRU en février 2010.. php?title=B%C3%A9rang%C3%A8re_Richard_:_construire_intelligent.. Catégories.. :.. Portraits.. |.. Associatif.. Mémoire.. 109.. 73.. 111.. 38.. Discussion avec cette adresse IP.. Dernière modification de cette page le 22 mai 2012 à 11:46.. Cette page a été consultée 3 673 fois..

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  • Title: Chandre : rencontre avec un auteur de BD - Wikithionville
    Descriptive info: Chandre : rencontre avec un auteur de BD.. Pouvez-vous nous donner quelques éléments de biographie ?.. J'ai grandit à Thionville.. Puis j'ai vécu quelques années à Lyon, car j'étais à l'école d'art Emile Cohl.. Puis je suis rentré à Thionville.. J'ai travaillé pendant un an avec Manolo Prolo pour du dessin de presse au Luxembourg.. Suite à une commande, j'ai réalisé trois albums adaptés des romans d'Agatha Christie, et ensuite, des projets plus personnels avec Saint Kilda, et j'ai d'autres projets en cours.. Pourquoi être revenu à Thionville ? Y a-t-il quelque chose dans la région qui influe sur votre travail ?.. La première raison, c'est mon épouse.. Et puis, je m'y sens bien.. Ce que j'aime ici, c'est la lumière assez particulière.. Les gens qui ne sont pas d'ici vont penser que c'est gris, que c'est moche, mais c'est une lumière douce, changeante.. J'aime les peintres flamands car ils ont travaillé la lumière, et la lumière d'ici m'intéresse.. Et puis le rythme de vie d'une petite ville me correspond bien.. J'aime beaucoup la Lorraine.. Quand j'étais petit, la cheminée de l'U4 d'Uckange fonctionnait encore, les poussières retombaient.. Pour les gens qui travaillaient dans la sidérurgie et dans les mines, c'était difficile, très difficile, mais pour notre génération, ça fait partie de ce qui nous a été transmis, du paysage, de l'histoire du coin.. On ne l'a pas vécu, mais on est quand même marqués par ça.. Ca sera intéressant par exemple de voir, dans 20 ans, le regard des adultes de 30 ans sur le 11 septembre 2001.. Les gamins qui ont aujourd'hui 6-7 ans ne l'ont pas vécu, mais ils ont été marqués par l'évènement.. Et puis, en ce qui concerne la région, c'est intéressant de vivre dans une région transfrontalière.. On sait ce que c'est que les frontières et de ne plus avoir à les franchir comme avant.. On doit se sentir peut être plus européens, car on le vit quotidiennement.. C'est comme l'euro, dans la région, on en voit vraiment l'utilité.. Cela dit, je trouve que le folklore lorrain est fermé.. Les générations s'intègrent quand la culture s'intègre.. Chacun est de son côté alors que concrètement, dans la vie de tous les jours on est très mélangés.. Il y a plusieurs auteurs de BD dans la région.. Avez vous des projets communs ?.. Avec Manolo Prolo (.. Emmanuel Hauter, à la recherche de Manolo Prolo.. ), nous avons pas mal de projets communs.. Sinon avec les autres, nous participons à des salons, nous avons parfois des stands communs, on se montre notre travail.. Comment vous est venue l'idée de faire de la BD ?.. L'envie est venue par mes lectures, les BD que me passaient mon frangin.. J'ai lu ses BD avant d'avoir les miennes.. J'ai beaucoup lu Pif Gadget, Picsou, Astérix.. Pas trop Tintin, j'aime pas trop Tintin.. J'en ai quelques uns, parce qu'il faut bien.. Mais on ne parle pas assez de Pif Gadget, alors qu'on a tous le couteau de Rahan chez soi ! Et puis j'ai eu envie de continuer, de dessiner des BD  ...   les années 60.. On est passés en quelques années à peine des débuts des Beatles aux hippies, Black Sabbath etc.. Ce basculement très rapide c'est intéressant.. Enfin, pour en revenir à Agatha Christie, faut surtout pas oublier que c'est un auteur populaire, elle fait partie de la culture populaire.. Elle est quelque chose de commun aux générations.. Pour mes BD de Christie, le public est large, c'est principalement des gens qui aiment Christie, plutôt des femmes, mais des tranches d'âge réellement variées.. On achète mes BD, pas parce que c'est Chandre, mais parce que c'est Christie.. (Il existe d'ailleurs pas mal de traductions étrangères de mes BD de Christie.. C'est marrant de recevoir son travail traduit dans plein de langues, et de voir les couvertures qui sont très différentes, adaptées à la culture du pays.. ) C'est du roman populaire.. Et sur 66 romans, elle a réussi à garder un niveau d'écriture plus que correct.. Sur mes trois Agatha Christie, je me suis bien amusé.. Mais après, je voulais passer à des choses plus personnelles.. Est-ce que vous avez des auteurs de BD préférés ?.. J'ai toujours du mal à donner des listes, parce que ca serait se fermer à d'autres.. Du moment que c'est bon, je lis.. Et comment vous définissez ce qui est bon ?.. Je dirais plutôt ce qui a une cohérence.. Je veux sentir si l'auteur essaye juste de faire un bouquin de plus ou s'il veut faire quelque chose qui tienne ensemble.. Que ca soit réfléchi.. C'est difficile, mais quand on fait quelque chose, on transmet quelque chose.. On doit se poser la question : est-ce que je fais quelque chose qui a une cohérence ? Quand on est dedans, c'est difficile de se rendre compte de la cohérence.. Je montre mon travail en cours à mon épouse, à mes amis, et plus tard à mon éditeur bien sûr, mais ce n'est pas très large.. En terme d'esthétique, j'aime bien la peinture.. Dans l'art contemporain, il y a beaucoup de bonnes choses, mais aussi beaucoup de mauvaises choses.. L'art, ça doit être populaire, on s'adresse à quelqu'un.. On ne fait pas les choses pour soi.. On peut faire des choses qui vont très loin, mais en s'adressant au grand public.. S'il faut une feuille d'explication à côté d'une oeuvre, c'est que c'est loupé.. Sinon, j'aime bien l'art nouveau, les pré-raphaélites et la peinture flamande.. Au Louvre par exemple, les gens sont très guidés pour aller voir certaines choses, et certaines ailes sont totalement désertes (celle de la peinture flamande par exemple).. C'est dommage, car il faut essayer d'ouvrir les gens à des choses différentes.. On est le résultat d'une transmission.. La culture, ce n'est pas que le fait culturel, elle découle de notre environnement.. Les gens vont faire des choses en réaction à leur environnement.. Si j'ai la chance d'avoir des enfants, j'essayerai de les ouvrir à ça, de les rendre curieux.. Voir également le.. blog de Chandre.. php?title=Chandre_:_rencontre_avec_un_auteur_de_BD.. Dernière modification de cette page le 23 mai 2012 à 09:24.. Cette page a été consultée 1 627 fois..

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  • Title: Charles Dalmar: la milliaire, dans la prairie près de la pierre - Wikithionville
    Descriptive info: Charles Dalmar: la milliaire, dans la prairie près de la pierre.. Monsieur Dalmar est né en 1940.. Son père et son grand-père étaient tous deux architectes.. A l’âge de dix huit ans, pressé d’entrer dans la vie active, il renonce au concours d’architecte et il intègre les services techniques de la ville au moment où le dessinateur en titre part servir en Algérie.. Deux ans plus tard, il part à son tour, c’est le dernier contingent de vingt sept mois et demi de service.. Charles conduit plutôt bien et devient le chauffeur du commandant Dunan à l’état major.. L’hiver en Algérie est une saison étrange : on quitte le constantinois encore pris par le froid et on pourrait se baigner en arrivant au bord de la mer.. Pour Charles la guerre a un goût de vacance mais à vingt ans il peut prendre conscience de la légitimité des revendications des algériens et surtout de l’avidité de certains européens qui ne voient dans ce pays que leur profit.. Fin 1963 il reprend sa place : Charles accompagnera l’expansion de la ville et  ...   réservera des terrains aux employés municipaux désirant bâtir : c’est là que Monsieur Dalmar fera construire le pavillon qu’il habite aujourd’hui.. Charles Dalmar, grandir dans un Thionville allemand envoyé par le centre le lierre.. la famille Dalmar est directement reliée à l'histoire du sport à Thionville.. C'est le père de Monsieur Dalmar qu'on voit lire le journal sur l'eau qui fonda le Kayak club dans les années trente.. Son fils est le bébé assis dans le canoë arrimé au pont.. le chemin des bains en 1938: la première installation du club le long de la Moselle.. josy Koelsch et georges Kunz, célèbres champions du club en route pour les J.. O d'Helsinki en 1952 où ils représentaient la France.. Charles Dalmar félicité par son oncle Paul dont le nom est aujourd'hui attaché à un gymnase de la ville.. un film tourné avec le concours de l'office du tourisme de la ville sur les quartiers de la Milliaire, de st Pierre et Beauregard.. php?title=Charles_Dalmar:_la_milliaire,_dans_la_prairie_pr%C3%A8s_de_la_pierre.. Dernière modification de cette page le 30 avril 2010 à 06:52.. Cette page a été consultée 1 482 fois..

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  • Title: Cherifa Belhadj : libérer la parole - Wikithionville
    Descriptive info: Cherifa Belhadj : libérer la parole.. A la côte de roses, pour tout le monde Cherifa s’appelle Bebia.. Bebia est née dans ce quartier.. Elle a vécu rue Molière, rue Bossuet et elle vit dans son studio de la chaussée d'Océanie depuis que ses parents ont quitté la côte pour acheter un appartement allée Bel-air en juillet 1999.. Quand elle trouve du travail, Bebia préfère les emplois de femme de ménage car les horaires lui laissent le temps de faire ses choses à elle.. Elle fait des remplacements comme à la maison de quartier ou encore à la piscine.. Sinon Bebia fait les puces de temps en temps et collecte des objets à revendre.. Cela lui permet d’arrondir son Rsa, revenu de solidarité active qui est de 400€ par mois.. Elle tape « vide grenier sur internet » et elle prend sa vieille 205 pour aller faire les puces jusqu’à Rethel, Bouzonville et parfois plus loin.. Elle gagne de quoi payer l’essence et les cigarettes et faire les puces, c’est surtout l’occasion de voir du monde, communiquer avec les gens et faire quelque chose de constructif.. Bebia a été en classe jusqu’en troisième techno, elle aimait bien apprendre mais elle était plutôt en retrait quand elle était petite.. Elle écrivait déjà des poèmes mais c’est le théâtre qui l’a sortie de son silence.. Elle fréquentait les ateliers du TPL à l’époque où c’était gratuit.. Après, il fallait acheter la carte d’abonnement aux spectacles  ...   lui montrant par gestes comment mimer une situation, Abdallah Badis.. , tout en restant calme, avait su, parfois par la force, lui enlever la peur de communiquer.. Isabelle, l’éducatrice qui encadrait l’atelier était là pour rassurer et s’occuper des soucis.. la pièce avait été jouée à l'Irts du Ban St Martin, au Gueulard à Nilvange, salle des tréteaux de l'Orne à Hagondange et dans la petite salle du TPL à Thionville.. Bebia écrit toujours.. et publie un recueil de poèmes en ligne sur le net.. [3].. Elle se réveille parfois la nuit pour noter une phrase qu’elle reprend le matin au réveil.. Dès que ça fait tilt dans sa tête elle prend des notes.. Aujourd’hui le quartier change, Bebia habite la partie de la barre de la chaussée d’Océanie qui ne sera pas démolie.. Son appartement devrait être complètement rénové et déjà les fenêtres ont été remplacées par des fenêtres à double vitrage.. Les ouvriers n’ont même pas abimé le papier peint !.. La ville fait tout pour que ça soit bien mais parfois les jeunes ne respectent rien.. Quand chez elle Bebia voit des débris tomber des étages au-dessus, elle sort à sa fenêtre pour protester auprès de ses voisins : c’est pas le quartier mais la mentalité des gens qui devrait changer car c’est les gens qui font le quartier.. php?title=Cherifa_Belhadj_:_lib%C3%A9rer_la_parole.. Quartier.. Dernière modification de cette page le 9 février 2011 à 13:57.. Cette page a été consultée 2 825 fois..

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  • Title: Christiane Louisar, une femme entre deux cultures - Wikithionville
    Descriptive info: Christiane Louisar, une femme entre deux cultures.. Christiane Louisar est déterminée, elle veut défier le temps pour atteindre les nombreux objectifs qu’elle s’est fixée.. Elle vient du Congo Brazzaville, ancienne colonie française, uniquement séparé de la république démocratique du Congo par un fleuve.. Christiane a pu faire ses études au Congo Brazzaville.. Après un bac littéraire elle obtient avec mention un B.. T.. S de Gestion des Ressources Humaines.. Elle a 26 ans quand elle arrive en France pour parfaire ses études.. A Evry elle obtient une maîtrise avec le titre d’Ingénieur Maître en aménagement au développement territorial (option métiers de la ville).. En 2003, elle passe un D.. E.. S.. S de responsable de projet au sein de l’université de Créteil.. Elle est cadre conseiller technique en insertion sociale, un domaine qui l’a toujours passionnée.. En 2008 elle quitte la région parisienne pour s’installer en Lorraine pour suivre son mari qui a obtenu un travail au sein de la commission Européenne au Luxembourg.. Christiane Louisar tente depuis son arrivée en Moselle de décrocher un contrat dans le secteur social.. En attendant, elle  ...   travers les contes et légendes de son pays.. Pour son livre, Christiane n’a pas hésité à solliciter les conseils de Jean Pierre Koffe et Babette et a aussi obtenu la collaboration du graphiste Savio Leitao qui interviendra dans l’élaboration des photos de chaque recette.. Aujourd’hui, son livre n’attend plus qu’un éditeur.. Christiane apprécie la France pour les possibilités qu’elle offre de tout mettre en œuvre pour permettre aux gens d’avancer.. Quand son livre sera édité elle a l’intention de reverser une partie de ses gains à une association congolaise d’aide à l’enfance qu’elle a rencontrée sur le terrain et qu’elle veut soutenir.. C’est sa manière d’apporter sa pierre à l’édifice du Congo en reconstruction.. les enfants de l'AEED(photo louisar).. Elle participe à l’éveil des femmes africaines.. La culture de sa terre d’accueil lui a montré que les femmes africaines sont restées trop longtemps dépendantes et soumises.. Aujourd’hui beaucoup d’entre elles, longtemps marginalisées par les hommes, s’affirment au sein de la société africaine.. php?title=Christiane_Louisar,_une_femme_entre_deux_cultures.. Frontières.. Passions.. Dernière modification de cette page le 6 mai 2010 à 07:16.. Cette page a été consultée 2 173 fois..

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  • Title: Christiane schneider, une femme de terrain - Wikithionville
    Descriptive info: Christiane schneider, une femme de terrain.. Christiane est adjoint technique de deuxième classe à l’O.. H.. de Thionville.. Ce qui veut dire maintenir propres les entrées et les abords des tours Roland pendant la semaine et boucle de la milliaire un weekend sur deux.. Tout le monde l’appelle Christine, et c’est bien comme ça car Christine est aussi le nom d’une de ses filles.. Christiane a eu sept enfants et Christine, trente deux ans aujourd’hui, est celle qui peut s’occuper le plus facilement de sa mère.. Elle fait aussi le lien entre elle et ses autres filles, Sylvia et Lydia, trop malades toutes les deux pour se déplacer.. La mère de Christiane avait eu cinq filles et deux garçons, Christiane, elle, a subi le même sort en inversant les proportions.. Sa mère en est morte à l’âge de soixante cinq ans.. Cette jeune mariée de vingt ans ne connaissait rien, sa mère ne lui avait rien transmis.. Les quinze ans de son premier mariage, elle les a passé à Ars–Laquenexy dans la campagne de Metz, a donner à manger aux animaux.. La ferme comptait 400 bêtes et cette vie au grand air lui plaisait.. Ars–Laquenexy.. Mais elle a quitté la ferme pour tenter de vivre autre chose.. Christiane loge alors dans un foyer et dans ces conditions il ne lui est plus possible d’élever ses quatre premiers enfants.. Elle ne pourra empêcher que ceux-ci soient placés jusqu’à leur majorité.. Christiane partagera sa vie les douze années suivantes avec un conducteur d’engin qui lui donnera trois enfants.. Et là encore la séparation sera difficile, elle passera plus d’un an dans un foyer de femmes seules.. Mais elle n’aime pas l’ambiance des foyers, elle préfère rester seule et trouver du travail.. Dans sa famille tout le monde aime  ...   en cas de mélange avec les ordures et à la longue le tri a cessé.. Christiane veille aussi à la propreté des paliers de chaque logement, confiée aux habitants à tour de rôle.. Christiane et Agnès sa collègue d'Onet qui s'occupe de l'intérieur des tours.. C’est simple, quand elle constate que c’est sale, elle le signale aux intéressés et si rien n’est fait dans les temps, Christiane nettoie le palier et fait son rapport à l’office qui facturera le nettoyage aux locataires.. C’est pareil pour les gens qui entassent de vieux meubles au pied de l’immeuble si c’est l’office qui vient débarrasser.. Cela ne facilite pas toujours les rapports avec les locataires mais la plupart apprécie ce qu’elle fait et Christiane se sent soutenue par l’office.. Elle fait son travail consciencieusement et s’il faut boucher un trou à rat sous les arcades elle le fait.. Elle supporte aussi le manque de respect de certains jeunes laissés à eux-mêmes qui squattent une des deux tours sans se soucier de garder les lieux propres.. Son travail est dur et fatigant mais Christiane ne supporterait pas d’être enfermée dans un bureau.. Elle travaille seule, elle vit seule et elle apprécie cette autonomie.. Elle a perdu le contact avec ses trois derniers enfants, Sophie, Edouard et Hélène que leur père a monté contre elle.. Elle n’a plus de nouvelles de son fils ainé, Jean Marie, marin au long cours.. Elle sait qu’elle est treize fois grand-mère.. De ses six semaines de congés annuels, elle ne s’accorde qu’une semaine ailleurs : elle la passe chez sa fille Christine.. Elle est solitaire et têtue.. publié aussi dans Mon Quartier, Ma ville.. php?title=Christiane_schneider,_une_femme_de_terrain.. Catégorie.. Dernière modification de cette page le 15 mars 2010 à 09:50.. Cette page a été consultée 1 543 fois..

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  • Title: Claude Muthweiss: trop fort! - Wikithionville
    Descriptive info: Claude Muthweiss: trop fort!.. Claude Muthweiss travaille à la sécurité sociale.. Tous les matins il traverse la Côte des roses à pied de la rue de la fauvette à la « krankekasse », ça lui rappelle son père qui montait de Sérémange à St Nicolas à pied pour aller travailler il y a près d’un demi siècle.. Ce n’est qu’en 1996, à la mort de son père, que Claude a découvert l’histoire de la famille.. Il savait bien que son grand-père était d’origine allemande mais en lisant tous les papiers de son père, il a appris qu’il était né à Cologne, que c’est en 1920 qu’il avait obtenu la nationalité française et qu’il avait participé à la première guerre mondiale et donc combattu les français avant d’en devenir un.. Il a appris aussi que toute la famille a été « déplacée » en Silésie en trente neuf-quarante quand les allemands on envahi à nouveau la région.. Ils avaient tous été séparés et relogés dans des conditions précaires pour être employés comme main-d’œuvre d’appoint un peu partout.. Le père de Claude n’avait que vingt ans quand il est revenu le premier en 1945.. La même année, sa mère « déplacée » elle aussi mais d’Alsace, arrivait dans la région.. Avoir vingt ans pendant la guerre : ils avaient du en baver.. Mais de tout cela personne n’a jamais parlé à la maison.. Le père de Claude était imprimeur chez Marchal à Florange avant d’intégrer la caisse de sécurité sociale d’Hayange.. Les Muthweiss habitaient Sérémange-Erzerange avec son église aux trois porches d’entrées : l’entrée des ouvriers, celle des employés et l’entrée réservée aux cadres.. Le stade de Wendel accueillait les grandes messes des médaillés du travail, trois cents personnes invitées sur une estrade et plein de bonnes choses à manger.. Claude passe un bac F3 d’électrotechnique en 1975, fait son armée en Alsace avec comme souvenir celui des bergers allemands dans les cours de chaque maison puis en 1976, il suit une formation audiovisuelle et devient dépanneur, à Cora Borny et ensuite cinq ans chez Merret-Swiperski à Thionville.. Un magasin d’électroménager en ville et  ...   qui ont déjà trois jours de Rtt par mois à prendre.. La fille de Claude, Virginie a repris le flambeau car elle aussi travaille pour la sécu, à l’Elsm, l’échelon local de service médical de Metz.. A vingt quatre ans elle a de la chance car elle n’attendu que trois ans pour avoir un emploi fixe quand la moyenne nationale est de neuf ans aujourd’hui.. Son frère Rémi a vingt ans et il cherche encore.. Ça tracasse un peu Claude car depuis son divorce en 2003, c’est lui qui élève seul ses deux enfants.. Ce n’est pas tout de faire des enfants pour les lâcher dans la nature : il faut leur donner une chance de s’épanouir et de réaliser leur rêve.. Avoir des enfants c’est formidable : ce n’était pas évident mais il avait eu la chance d’obtenir la garde.. Claude avait fait la démarche de s’inscrire à SOS papa et c’est le juge des affaires familiales qui lui avait conseillé de demander la garde.. Le fait que son travail soit proche de son domicile avait aidé.. Le divorce avait duré quatre ans : son ex-femme bénéficiait de l’aide juridictionnelle gratuite et ne voyait aucun inconvénient à faire trainer la procédure.. Pour Claude c’était plus lourd.. Quand on sait par exemple que pour obtenir d’un avocat une lettre en cours d’appel il faut déjà débourser 500€ ! En rachetant la part de son ex-femme, Claude avait un peu payé sa maison deux fois.. clichés sous marin de Sol Neelman.. Claude fréquente la piscine olympique de Florange, deux fois par semaine il s’entraine à la plongée : son sport favori est le hockey subaquatique.. Deux équipes de six nageurs se relaient pour pousser un galet sur le fond du bassin à l’aide d’un petite crosse, avec masque tuba et palmes pour seul équipement.. Avec les années qui passent, les cheveux tombent mais Claude ne se fait pas de cheveux pour ses cheveux, il cultive la tranquillité.. article publié sur saisir le changement.. php?title=Claude_Muthweiss:_trop_fort!.. Dernière modification de cette page le 13 avril 2011 à 13:45.. Cette page a été consultée 2 770 fois..

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  • Title: Claude Strichard, rue Pépin-le-Bref - Wikithionville
    Descriptive info: Claude Strichard, rue Pépin-le-Bref.. Claude strichard a toujours entendu dire son père qu’avant la révolution leur nom était Saint Richard.. Claude a cinquante huit ans.. Il habite encore pour quelques semaines dans la barre d’immeuble de la chaussée d’Océanie qui va bientôt être démolie.. Il a été contacté en septembre par le bailleur qui l’a informé qu’il avait droit à trois propositions de relogement dans le cadre de l’Anru.. Claude a tout de suite précisé qu’il fallait que ça soit dans le coin à cause du travail de sa femme.. Elle fait quelques heures d’entretien et particulièrement à la piscine municipale qui est tout près.. Cela faisait dix neuf ans qu’ils vivaient chaussée d’Océanie au numéro 16, une bonne entrée, propre, avec une bonne entente entre voisins.. Ce qu’il y avait de bien c’est que tout se trouvait à proximité le tabac le médecin l’atelier linge.. Mais même le médecin, le docteur Adamo, arrête en septembre.. Claude viendra voir la démolition.. Batigère leur a fait visiter un F3 aux Basses-Terres : c’est plus petit mais les pièces sont plus grandes et puis il ne reste que Sébastien, le plus jeune des enfants à la maison.. Autre avantage, du quatrième étage ils passent au premier et en plus, ils refont tout dans l’appartement, du sol au plafond, la salle de bain, les wc et même une prise pour le lave-vaisselle alors qu’ils n’en ont pas encore.. Claude ne travaille plus depuis un an, il est en longue maladie.. Il a commencé à travailler à quatorze ans et si la loi sur les retraites n’avait pas changé, il aurait pu partir en décembre 2010 alors que maintenant il lui faut aller jusqu’à soixante ans et un trimestre.. Claude a fait une demande de mise en préretraite pour longue carrière et travaux pénibles.. Quand il a eu l’âge, Claude s’est tourné vers l’apprentissage, il aurait  ...   sept/sept.. Après sept nuits, on arrêtait le mardi matin pour reprendre le jeudi après midi.. Après on est passé au cinq/cinq et aujourd’hui on travaille en deux/deux.. Deux matins de suite, deux après midi de suite deux nuits de suite et quatre jours de repos.. Ce qui revient quand même à travailler samedi dimanche par roulement et aussi les jours fériés.. C’est difficile de prévoir un weekend quelque part.. cliché département de la moselle.. Niveau salaire, Claude n’a pas de regret.. Mais ça fait quinze ans qu’il n’a pas pris de vacances, plus envie de se déplacer.. Aujourd’hui Claude reste à la maison, levé à sept heures c’est lui qui s’occupe de la maison pendant que sa femme travaille.. Quand elle rentre elle n’a plus rien à faire.. Il y a aussi les journées dessins animés dans le salon : Claude a cinq petits enfants.. Il cuisine volontiers, ses spécialités sont le bourguignon, le vol au vent et toute la cuisine au four.. peugeot poissy, photo f.. de la mure(maee).. Son fils Stéphane avait choisi de se former en cuisine, il est cuisinier de métier, mais aussi, confiseur-glacier chocolatier et pâtissier.. Il avait un job au Luxembourg mais il a du arrêter à cause d’une maladie professionnelle.. Maintenant il travaille lui aussi en usine chez Peugeot à Trémery.. Il travaille le weekend mais il fait quand même moins d’heures qu’avant ce qui lui permet d'avoir une vie de famille avec ses 2 enfants.. Le père de Claude qui est président de l’atelier bois de Florange, il a fabriqué tous ses meubles, est lui à la retraite depuis vingt huit ans maintenant et, fait du hasard, quand Claude aura déménagé, ils habiteront tous les deux une rue Pépin-le-bref, l’un à Florange l’autre à Thionville.. php?title=Claude_Strichard,_rue_P%C3%A9pin-le-Bref.. Dernière modification de cette page le 15 mars 2011 à 15:17.. Cette page a été consultée 4 724 fois..

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  • Title: Claudia Bettadji, Nagila Schouiter, Christelle Itshiari le regard : une frontière invisible. - Wikithionville
    Descriptive info: Claudia Bettadji, Nagila Schouiter, Christelle Itshiari le regard : une frontière invisible.. de gauche à droite : Nagila, Claudia et Christelle au casc à Yutz.. Nagila Schouiter, Claudia Bettadji, Christelle Itshiari se sont rencontrées au C.. C, centre social implanté dans le quartier « cofimec » à Yutz, pour participer à un petit film du « Réel en vue ».. Chacune témoigne de ce qu’évoque « la frontière » pour elle.. Claudia la voit au niveau social, entre elle et les juges, les services sociaux.. Christelle a vécu à l’étranger, s’est mariée avec des étrangers et pour elle il n’y a pas de frontière.. Mais elle n’ose pas dire qu’elle habite aux « cofimec ».. Nagila pense que la frontière peut rapprocher : son père était harki, elle est française et algérienne.. En gardant sa culture d’origine elle efface la frontière.. La frontière est plus une différence qu’on retrouve dans le regard de l’autre et ça, on l’aura toujours, n’importe où.. L’être humain est comme ça, le grand le petit, le beau le pas beau, le fort le faible, le riche le pauvre, le gros le maigre.. L’ignorance peut faire du bien, elle évite de regarder et de sentir les choses mais l’idéal est de se battre pour prouver qu’on est capable d’y arriver : arriver à se convaincre soi-même qu’on est capable d’être l’égal de l’autre.. Lui nous regarde pour notre différence et nous, on veut lui prouver qu’on est son égal.. Nagila s’est toujours battue, dans la cours de l’école elle était celle qui sort de l’ordinaire, elle était l’arabe.. Il lui a fallu apprendre à lire et écrire sans aide de ses parents et sans aide aux devoirs : à six ans elle s’occupait du courrier aux administrations (au cours préparatoire, on savait déjà écrire à cette époque là).. Elle trouvait ça normal car elle n’avait pas le choix.. Elle n’a aucun regret et cette période de sa vie en famille est un bon souvenir: devenir le substitut du chef de famille l’a aidé même si cela l’a trop vite responsabilisée.. Claudia a cinq enfants et ne veut pas les pousser à devenir adultes avant l’heure..  ...   née en 1960 en Algérie et doit prouver encore aujourd’hui qu’elle est française.. Cela ne s’arrête jamais.. Nagila se tourne vers ses voisines qu’elle côtoie dans le quartier mais sans les connaître vraiment.. On ne se connait pas et on ne cherche pas à se connaître.. Nous posons nous-mêmes les frontières et nous nous discriminons nous-mêmes.. Dans le quartier, nous sommes logés à la même enseigne, nous nous connaissons plus ou moins de vue et dès qu’une personne rentre dans notre vie, c’est l’étranger.. Celui qui a des difficultés ne rêve que de s’en sortir, avancer, évoluer, acheter une voiture, une maison, quitter le quartier.. Celui qui passe de l’autre côté, va du côté de celui qui regarde.. Pour Claudia, c’est le reste de la ville qui fait que le quartier est comme ça.. Quand elle fait une demande de logement, c’est toujours dans le quartier qu’on lui propose un appartement.. Christelle dit : "quand on habite ici, on reste ici".. Il y a bien une aire de jeu mais comment comprendre qu’on l’ait construite si près de la grand route et en plein soleil avec des jeux en fer si durs que les enfants s’y blessent ? Pourquoi a-t-il fallu que Claudia aille voir le maire avec une pétition pour que l’école du quartier soit chauffée comme les autres écoles de la ville ?.. Elles ne veulent pas que leurs enfants finissent mal.. Eux, ne veulent pas quitter le quartier, ils ont appris à vivre ensemble et connaissent toutes les religions.. Ils ne portent pas de regard différent sur l’autre, qu’il soit noir ou blanc.. Pourtant, Nagila craint que les enfants n’aillent vers une grande désillusion.. Elle voudrait qu’ils sachent que la vie n’est pas le quartier, qu’il faut en sortir, se marier peut-être un jour, trouver du travail et faire de grandes études si possible.. Mais elle a peur que la réalité ne les frappe de plein fouet.. Reste, comme dit Claudia, que si on a envie de dépasser une frontière, c’est qu’elle ne limite plus rien.. php?title=Claudia_Bettadji,_Nagila_Schouiter,_Christelle_Itshiari_le_regard_:_une_fronti%C3%A8re_invisible.. Dernière modification de cette page le 9 octobre 2013 à 13:53.. Cette page a été consultée 1 430 fois..

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  • Title: Daniel Laumesfeld : biographie chronologique - Wikithionville
    Descriptive info: Daniel Laumesfeld : biographie chronologique.. Daniel Laumesfeld est né le 29 janvier 1955 à Basse-Ham, près de Thionville.. Sa langue maternelle est le francique.. Etudes secondaires à THIONVILLE.. 1974 : DUT de gestion des entreprises et des administrations à METZ.. Voyages en Grèce, en Turquie, aux Pays-Bas, en Scandinavie.. Sur la route pendant presque un an en vivant de travaux saisonniers.. 1976 -1979 : Participe aux début de la lutte contre la centrale nucléaire de Cattenom.. S'inscrit à " Hémeschland a sprooch ", la première association francique en France.. Prise de conscience culturelle et linguistique.. Ecrit ses premiers poèmes et chansons en platt, chante avec " Déi vum Museldall " ,enregistre un premier disque.. Crée la revue littéraire francique " Mar ".. Dessine , peint, compose , écrit.. 1980 : Mémoire de maîtrise en psychologie linguistique à Nancy: " les variations de langues dans un groupe bilingue , l'emploi du francique et du français dans un groupe de militants franciques ".. 1980-1986 : Participe à la création de l'association " wéi laang nach ? " et à celle du groupe musical " Geeschtemat ? ".. Enregistre plusieurs disques , publie de nombreux articles et dessins dans la revue bilingue " Gewan ".. 1981-1984 : Thèse de doctorat en  ...   travailleurs immigrés de Lorraine.. 1986-1989 : Animateur et formateur à " inter-service-migrants " à METZ.. CRÉE ET ÉDITE " LE VOYAGE DE LA MARELLE " , JEU INTERCULTUREL POUR LES ENFANTS.. CONTINUE À CHANTER ET À MILITER.. EN JUIN 1989 , IL APPREND QU'IL A UN CANCER.. ECRIT " TROPIQUE DU CAIRE " , PUIS " LE SOUFFRE ET LE SAFRAN ".. 1986-1991 : CO-ANIME L'ÉMISSION RADIO " LA LANGUE AU CHAT " SUR RADIO BEFFROI ,ÉMISSION SUR LE LANGAGE ET LES LANGUES DU MONDE.. 1989-1991 : CO-FONDATEUR DE " PASSERELLES " , REVUE INTERCULTURELLE DONT LE SIÈGE ÉTAIT À THIONVILLE.. ORGANISE LE COLLOQUE " LORRAINE-MÉDITERRANÉE ".. MALGRÉ LA MALADIE , CONTINUE À VOYAGER EN EGYPTE , AU PORTUGAL , EN ITALIE , EN ANGLETERRE , EN AUTRICHE , EN ESPAGNE , EN YOUGOSLAVIE.. 1990 : ELABORE ET PARTICIPE À UNE ÉMISSION DE FR3 SUR LE MULTILINGUISME : " LES ENFANTS DE BABEL ".. 9 JUIN 1991 : DÉCÈDE À RURANGE- LES- THIONVILLE , CHEZ LUI , ENTOURÉ DE SA FAMILLE ET DE SES AMIS.. Retrouvez également la biographie de.. Daniel Laumesfeld par Gérard Nousse.. ainsi que l'article.. php?title=Daniel_Laumesfeld_:_biographie_chronologique.. Dernière modification de cette page le 7 juin 2012 à 13:05.. Cette page a été consultée 2 138 fois..

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  • Title: Daniel Laumesfeld par Gérard Nousse - Wikithionville
    Descriptive info: Ecrivain français et ancien ministre de la Culture, André Malraux affirmait que « la culture ne s'hérite pas, elle se conquiert ».. Daniel Laumesfeld réprime sa langue maternelle, le Platt, durant le temps de ses études secondaires pour la redécouvrir ensuite : il décide de se battre pour la préservation de son héritage maternel, le Platt.. Gérard Nousse expose de manière « imparfaite » - comme il le dit lui-même dans sa biographie – l'Oeuvre de Daniel Laumesfeld.. De cette façon, il n'oublie pas de mentionner son parcours, les difficultés qu'il a pu rencontrer et ainsi la personnalité de Daniel Laumesfeld.. Retrouvez également.. Sommaire.. 1.. Daniel Laumesfeld, itinéraire d'une conscience francique.. 2.. Du bilinguisme au monolinguisme (1955-1975).. 3.. Gramma ou la révélation.. 4.. Le refus absolu du nationalisme.. 5.. Vers l'unité francique.. 6.. Le chercheur inlassable.. 7.. Le militant interculturel.. 8.. Daniel Laumesfeld : Récits, chansons et poèmes franciques.. 9.. Notes et références.. 10.. Littérature francique.. Au moment où les Editions L'Harmattan publient les premiers poèmes franciques de Daniel Laumesfeld dans une belle édition bilingue.. (1).. et alors que le festival « Mir redde Platt » de Sarreguemines (du 31-03 au 13-04 2006) lui consacre une exposition, il était important de revenir sur le parcours de celui qui fut le véritable forgeron de l'identité francique et qui malheureusement nous a quittés prématurément en juin 1991 à l'âge de 36 ans.. Daniel Laumesfeld naît en 1955 à Basse-Ham, un petit village proche de Thionville dans une famille ouvrière aux racines paysannes : son père est ouvrier, son grand-père maternel paysan-ouvrier.. Ses grands-parents maternels vivent à Contz-les-Bains, bourgade viticole bien connue et, dans sa famille, le francique luxembourgeois est la langue d'usage.. Comme il le relatait en 1986 dans une émission « Tranches de vie ».. (2).. sur feue la radio inter-associative thionvilloise « Radio Beffroi » : « J'étais un bilingue parfait jusqu'à l'âge de 10 ans, parlant le platt à la maison, avec les copains, et le français à l'école et avec les amis d'origine immigrée ».. Puis cette diglossie va progressivement se dégrader avec les études secondaires à Thionville, dans un collège et lycée privés où il rencontre une autre couche sociale.. De cet univers, le francique est banni, étiqueté « patois de paysan » ; l'accent y est tourné en dérision, le mécanisme de la honte instille son poison et Daniel va « oublier », refouler sa langue maternelle.. Cette immersion brutale en milieu bourgeois francophone n'est pas la seule raison de cette perte progressive de sa langue maternelle : « Dans ces années-là (1965-1975), on sentait le recul de la langue maternelle, ma soeur plus jeune la parlait peu et mon frère de moins en moins ».. (3).. Le système scolaire commençait à récolter les fruits de sa politique linguistique répressive inaugurée aux lendemains des deux guerres mondiales.. C'est en découvrant sa langue maternelle.. écrite.. dans une revue parue en novembre 1975.. (4).. – à cette époque Daniel vivait à Metz – que tout va basculer.. Cette revue était publiée par la première association francique de Moselle, fondée en 1975 :.. Hemechtsland a Sprooch.. (Pays natal et langue).. Il y découvrit des textes en francique luxembourgeois d'Arlon (Belgique), de Clervaux, d'Echternach (Luxembourg), de Sierck et de Thionville et, à chaque fois, avec leurs saveurs spécifiques (sons, mots, tournures) que l'écrit rendait à merveille.. De plus, accompagnés de leur traduction en allemand, ces textes démontraient de plus belle l'originalité des parlers franciques.. Il décide alors de composer un poème en francique et de l'envoyer à cette revue.. « C'était un poème surréaliste, pas tourné vers le passé, moderne ».. (5).. Il ne sera pas publié mais la machine est lancée ; Daniel s'est mis à l'écriture de poèmes et de chansons qu'il chantera d'ailleurs l'année suivante, avec sa guitare, devant deux cents personnes lors de la première semaine culturelle francique organisée par cette association à Thionville.. La découverte puis l'appropriation de l'écriture francique furent pour lui le véritable déclic : il entre dans le combat pour la reconnaissance de la langue et de la culture franciques et rejoint l'association « Hemechtstland a Sprooch ».. Paradoxe apparent, cette prise de conscience s'opère au moment où il avait « oublié » sa langue maternelle, où il s'était éloigné de chez lui.. Son premier acte militant est aussi, et avant tout, un acte de création.. … Un jour un ancien camarade de classe était passé à son domicile parental et y avait déposé une petite revue militante qui parlait en platt du platt.. Le dimanche suivant, comme il était rentré chez lui, sa mère lui avait montré l'humble fascicule.. Ce fut comme la révélation d'un texte sacré, d'écritures saintes.. Il (re)découvrit, à vingt ans, que son vieil idiome oublié, singulier (.. idios.. en grec signifie « particulier »), possédait une.. grammaire.. Gramma.. en grec signifie « lettre gravée, tracée », et cette gravure, ce traçage refirent surface en lui.. Une langue francique alphabétisée, déclinée, conjuguée, versifiée, historiographiée.. Un vulgaire patois banni de son existence, qui tout à coup ressuscitait à quelques ataviques lettres de noblesse.. Typographies cabalistiques, empreintes symboliques d'un langage sacré, runes, oghams, idéogrammes archétypaux, étendard identitaire, sceau d'origine, symptôme d'un refoulé, d'une soumission langagière, des lettres en langue francique se pressèrent au bout de ses doigts.. Alors inéluctablement il prit sa plume la plus oubliée et se mit à écrire sa langue maternelle.. (6).. Ce retour à la langue maternelle s'accompagne d'une conscience aiguë de sa répression.. A cette époque, Daniel est un « anarchiste passif ».. (7).. qui écoute Crosby Stills Nash and Young et qui refuse la société telle qu'elle fonctionne.. Dans sa quête de compréhension des rapports de domination linguistique, il va rencontrer le marxisme qu'il refusait jusque-là, mais ce marxisme sera reconsidéré sous l'angle des rapports de force linguistiques (langue dominante/langue dominée), de la lutte des sexes (oppression de la femme) et du combat environnemental (nous sommes en pleine lutte contre le projet de centrale nucléaire de Cattenom).. La langue française est clairement identifiée comme instrument de domination au service des classes dominantes.. Très rapidement, les rapports avec « Hemechtsland a Sprooch » vont se tendre.. Comme au sein de tous les mouvements régionalistes de l'époque, deux courants vont s'affronter : un courant nationaliste, séparatiste et proluxembourgeois et un courant nationalitaire, régionaliste et progressiste qui refuse aussi bien l'asservissement à un Etat existant (le Luxembourg) que la perspective d'un nouvel Etat-nation avec son armée, son drapeau, son administration, ses frontières et son monolithisme linguistique.. L'événement qui va entraîner la scission au sein de l'association se produira lors d'une manifestation antinucléaire à Cattenom en 1978.. Alors que le débat fait rage dans l'association et qu'aucune décision n'a été démocratiquement prise, un drapeau luxembourgeois est déployé et tous les militants de l'association sont censés s'y rallier.. C'est le geste de trop.. Daniel quitte « Hemechtsland a Sprooch » après un compagnonnage de plus de deux années et décide de se consacrer essentiellement à l'écriture et à la chanson tout en poursuivant ses études universitaires.. En 1978 naît le groupe folk «.. Geeschtemat ?.. » (tu viens avec ?).. C'est la deuxième expérience de groupe musical pour Daniel qui a déjà enregistré sur un disque avec.. Déi vum Museldall.. (Ceux de la Vallée de la Moselle) lorsqu'il militait à « Hemechtsland a Sprooch » (dont tous les musiciens faisaient partie).. Avec « Geeschtemat ? », il va trouver ce militantisme de création artistique, de partage, ce militantisme de coeur auquel il aspire avant tout.. C'est le début d'une grande aventure culturelle et musicale qui va conduire les musiciens à écumer toutes les salles et arrières-salles du pays thionvillois, à la rencontre de ce peuple francique tant désiré.. Il faut souligner ici l'importance de « Geeschtemat ? » dans la future prise de conscience d'un nombre non négligeable de militants franciques (dont l'auteur de ces lignes).. C'est dans ces lieux enfumés, au milieu des tintements de verres de bière et du brouhaha bon enfant des foules en liesse que Daniel va effectuer son véritable retour au pays.. C'est aussi là qu'il va rencontrer les sympathiques membres d'une association villageoise très dynamique :.. « Wéi laang nach ? ».. (combien de temps encore ?).. La similitude du point d'interrogation n'échappera bien sûr pas à Daniel qui y percevra immédiatement une identité de ressenti très prometteuse.. « Wéi laang nach ? » (WLN ?) est, à cette époque, une association d'animation de village qui n'est pas centrée sur la défense du Platt mais qui intègre cette composante linguistique et culturelle dans un combat pour l'environnement (contre la centrale nucléaire de Cattenom), pour le développement culturel rural (organisation de fêtes, festivals, concerts, représentations théâtrales, etc.. ) et pour l'aide au tiers monde (quêtes diverses).. A l'occasion de l'organisation d'un premier grand festival folk en 1979 (Vollëksfescht), Daniel et sa compagne Marielle, d'origine occitane, vont intégrer « WLN ? ».. Pour Daniel, WLN ? représente une forme nouvelle de militance, peu rigide.. Les réunions ont lieu dans le café du village et sont autant d'occasions de blaguer en francique (« Witzen zielen »), de rire, de boire, de ne pas trop se prendre au sérieux, de faire la fête tout en menant à bien les projets d'animation.. Pourtant, Daniel sait déjà que son adhésion à « WLN ? » entraînera l'association vers d'autres buts plus précis et il s'en « inquiète » car il aime cette insouciance, protéiforme, peu structurée, dont le plaisir d'être ensemble est le principal carburant.. Son idée d'unité du mouvement francique, des bords de la Moselle au Pays de Bitche, voire au-delà des frontières, pouvait se concrétiser avec la force militante d'une association comme « WLN ? » mais, forcément, celle-ci, pour ce faire, devrait mieux se structurer, s'organiser, étendre son champ d'intervention (notamment avec les institutions) et cela entraînerait inévitablement des départs.. Peu à peu ce qu'il pressentait et désirait se concrétisa : « WLN ? » s'implique de plus en plus clairement dans la défense de la langue et de la culture franciques.. Daniel va prendre en charge le domaine proprement linguistique, y apportant ses compétences d'étudiant-chercheur.. Dans la revue « Gewan ».. (8).. de l'association, il va établir la spécificité de la langue francique en mettant en avant ses quatre variantes.. (9).. et en fixant les premières règles d'une écriture garantissant une unité linguistique (norme ortho-phonologique) tout en respectant la diversité des parlers (j'écris ce que je prononce).. Il se déclare ainsi contre toute forme d'unification/uniformisation, synonyme d'appauvrissement mais série dans le même temps toutes les convergences orthographiques qui assureront un bon confort de lecture, respectueux des « habitudes culturelles ».. Voici ce qu'il écrivait dans un de ses nombreux articles parus dans.. Gewan.. POUR OU CONTRE LE FRANCIQUE UNIFIE ?.. Nous ne devons pas reproduire l'uniformisation de l'académisme français.. Mais au fait, pourquoi toujours vouloir « unifier », c'est-à-dire opter plus ou moins arbitrairement (sur quels critères, hiérarchisées comment et pourquoi ?) pour.. une seule.. forme ? Quelle est celle maladie, d'où nous vient cette irrésistible envie trop vite confondue avec un désir de perfection ? Nous pouvons bien choisir entre 'T et ET, entre MAACHEN et MAEN, entre WAREM et WAARM ; en anglais on a la choix entre I SHALL et I'LL, entre I HAVE et I'VE, et même entre « I AM GOING TO » et « I GONNA ».. Certes, ce sont là des exceptions, mais en français, y en a-t-il seulement une hormis quelques cas très particuliers du lexique ?.. Surtout il fait adopter par « WLN ? » la dénomination « francique » pour désigner notre langue, dénomination à la fois plus précise linguistiquement parlant (il existe des platt(s) dans une grande partie de l'Allemagne du Nord, par exemple le platt de Hambourg ; platt signifiant plus ou moins dialecte) et permettant  ...   des réunions, c'est dire que son activité solitaire est toujours en fin de compte tournée vers les autres et orientée par le souci de les faire bouger.. Je sais que ces derniers temps ça n'a pas été facile pour lui et j'admire aussi la force avec laquelle il a supporté toutes ces choses que je connais et qui vous rendent la vie vraiment pesante, j'entends par là les séjours à l'hôpital, l'affaiblissement, les nausées.. je sais qu'il l'a supporté avec courage et je dirais même avec confiance.. Je crois que quand on a une maladie grave, on doit penser à la mort comme à une délivrance.. Cela a pour lui certainement été le cas, d'autant plus qu'il vient de finir une oeuvre à laquelle il tient beaucoup et qui résume sans doute l'état actuel de sa réflexion sur la vie humaine et sociale, c'est-à-dire son bouquin que nous allons essayer de faire éditer parce que je suis bien sûr qu'il en vaut la peine.. Ce petit message est donc tout, sauf un message d'adieu.. Salut Daniel.. Ce texte a été lu au cimetière de Guénange, en Moselle, le 11 juin 1991.. Daniel Laumesfeld :.. Récits, chansons et poèmes franciques.. Présentés par Gérard Nousse et Marielle Rispail.. Préface de Philippe de Boissy Paris : Editions L'Harmattan, Paris 2005 (132 pages, 12,50 €, en vente chez « Gau un Griis »).. Un nouvel ouvrage de Daniel Laumesfeld vient de paraître chez l'éditeur parisien « L'Harmattan ».. Intitulé.. , ce livre regroupe des textes écrits en francique entre 1975 et 1990.. Rappelons que l'auteur, inspirateur essentiel du mouvement francique par la qualité de ses analyses sociolinguistiques et ses créations littéraires, est mort en juin 1991.. Il était aussi enseignant à l'Université de Metz puis employé au Service culturel de la ville de Thionville.. L'intérêt de cet ouvrage réside dans la qualité des écrits présentés, tous traduits en français, et dans le cheminement individuel qu'ils dévoilent.. Racines paysannes et ouvrières – l'auteur est né à Basse-Ham en 1955, ses grands-parents résidant à Contz-les-Bains – puis découverte de la ville et d'une culture française qui attire et repousse à la fois, engagement contre le nucléaire et toutes les oppressions, enfin prise de conscience de la valeur de la culture et de sa langue francique et implication de cette prise de conscience sur la reconnaissance de toutes les cultures minorisées.. En se laissant porter par les mots de Daniel, il devient tout à coup évident que son engagement militant fut aussi, et avant tout, affaire de couleurs, d'odeurs, de parfums, de ciels, de paysages, d'amours, de bruits et de fureurs.. Pour terminer, insistons sur le fait que ce livre s'adresse aussi à tous ceux qui, ne parlant ni ne comprenant le francique, ont envie d'entrer dans l'intimité de cette langue.. , présentés par Gérard Nousse et Marielle Rispail, préface de Philippe de Boissy.. Edts.. L'Harmattan, Paris 2005.. Tranches de vie, mars 1986.. Revue « Hemechtsland a Sprooch » de l'association du même nom.. Extrait de.. Le voyageur enraciné ou Cieux de Lorraine.. in Hors série n°1 « Passerelles - Chemins » p.. 159-160 juin 1992.. « Gewan » est un terme difficilement traduisible en français : il signifie à la fois « champs », « nature », « paysage », « campagne ».. Le francique ripuaire, le francique luxembourgeois, le francique mosellan et le francique rhénan.. Membres fondateurs : « Bei uns dahem » (freyming-Merlebach), « Hemechtsland a Sprooch » et « Wéi laang nach ? » (Thionville), « Cercle René Schickele/section Moselle », « Culture et liberté/Foyer de Lemberg » (Bitche), « Union locale des MJC/Maison pour tous du pays du Nied » (Eblange).. Colloque d'Eblange sur le thème « Comment enseigner le Platt ? », 15 et 16 septembre 1984.. Maison pour tous d'Eblange.. Circulaire n°82261 du 21/06/1982.. Lire à ce sujet le dossier « Un colloque à Eblange.. Comment enseigner le francique ? » in « Gewan » n°16, 4e trimestre 1984, et la réponse de D.. Laumesfeld à Jean David, président de l'Université de Metz, intitulée « Le francique et l'école ».. La diglossie en Lorraine luxembourgeophone, Pratiques/Idéologies.. , thèse sociolinguistique sous la direction de Louis Jean Calvet, Paris V – Sorbonne, Paris, mars 1984.. (17).. Hors série n° 1 – Daniel Laumesfeld – Chemins – Juin 1992, Thionville.. Les Passagers du Solstice, mémoire et itinéraire en Lorraine du fer.. , avec Elia Bortignon, Smaïn Mebarki, Jean-Philippe Ruiz, Thierry Speth.. Edts Serpenoise/Ville de Thionville, Metz 1987.. (chronique d'Anaximène) – D.. Laumesfeld.. Edts Passerelles/Ville de Thionville, avril 1994.. Kuerbe sëtzen op eiser Aarbët.. Eis Geschicht as e schwaarzt Blat.. an eis Zoukonft gläicht eis nët méi.. eise Spigel als blann.. an eis Dreeme leien do.. Am Stêbs vun eiser Schan.. Eis Hexe sin éiweg vergeess.. an hun hir Wicksbiischt.. an en Eck von hirem Kapp geraumt.. eis Kanner hun hir Zong abgeschléckt.. mat de stolze Wierder.. wou nach drop waren.. hënt as och t'Enn komm.. Les corbeaux sont assis sur notre labeur.. notre histoire est une page noire.. et notre avenir ne nous ressemble plus.. notre miroir est aveugle.. et nos rêves sont couchés là.. dans la poussière de notre honte.. Nos sorcière sont oubliées pour l'éternité.. et elles ont rangé leurs brosses.. dans un coin de leur tête.. nos enfants ont avalé leur langue.. avec les mots fiers.. qui y étaient encore.. la fin aussi est arrivée la nuit dernière.. Poème tiré du recueil.. Récits, chansons et poèmes franciques, 2005, p.. 90/91.. Voici deux autres poèmes de Daniel Laumesfeld qu'on ne trouve pas dans le dernier ouvrage publié par L'Harmattan.. Le premier « De Woort as e Baam », poème de jeunesse redécouvert tout récemment et le second « Mir frecken » que l'éditeur n'a pas souhaité publier à cause de « sa violence » et que le groupe « Geeschtemat ? » chantait.. De Woort as e Bam.. Wi e Bam.. Ferstëppt d'Woort séng Wuurzel.. Diff an éngem schaarzen a räich Grond.. - an deem Grond wou ënner mäim Häerz wirbelt.. - odder a mäim Moo.. Wou jäitscht a kräischt.. Grad wisou enn ugebonnen Hond!.. Sou nëmme kee Woort.. Hu se mer gesot.. - soss wäerdscht de d'Sprooch.. Vom Bengel a vom Kitschen kennen.. A sou hu se mech wi en Hond ugebonn.. - aarmséilegen Hond.. Awer den Hond gët rosen an e baubscht!.. An de Gaart wou d'wëll Lewen geplanscht as.. Zidert a mäim Moo.. a mäim Bauch.. a mäim Häerz.. - dee fiichte Bodem, dee wou d'Wuurzel wäärmt.. Get op wi ee zeidegt Lidd.. An da blitt d'Woort wi ee kräftege Bam.. - da schléit et op wi en Dier.. Wou een ze laang mat gro Wäerker.. doud Stiedt.. a rose Polizeien.. gefiddert hot!.. Traduction de l'auteur.. Comme un arbre.. Le mot dissimule sa racine.. Au plus profond d'une terre noire et riche.. - dans cette terre qui s'agite sous mon coeur.. - ou dans mon estomac.. Qui crie et qui pleure.. Tel un chien enchaîné !.. Ne prononce surtout pas un seul mot.. M'ont-ils dit.. - sinon tu connaîtras le langage.. Du bâton et de la prison.. Ainsi m'ont-ils enchaîné comme un chien.. - misérable chien.. Mais le chien se met en colère et il aboie !.. Et le jardin où est planté la vie sauvage.. Tremble dans mon estomac.. dans mon ventre.. dans mon coeur.. - le sol humide qui réchauffe la racine.. S'ouvre comme un chant mûr.. Et le mot éclot tel un arbre puissant.. - il s'épanouit comme un animal.. Qu'on a trop longtemps nourri d'usines grises.. de villes mortes.. et de polices enragées.. Mir frecken.. Mir frecken !.. Wi e Kadawer trëlle mir am Stëbs,.. Wi eng Leich hu mir och de Mond zou.. Kuck mol de Kärel lo,.. Wi en do läit,.. Wi wann eng Stiiweln him op de Kapp géif drécken.. Dee bascht dau!.. Dee sin éch!.. Dee si mir all!.. Wou eise platt nach grad e bësschen trauréch bekucken.. Ooni se mucksen,.. Wi wann eppës fortgeet.. Fir ëmmer.. De Platt ofgeschnitt,.. Dat heescht och d'Zong ofgeschnitt!.. Fir Ocksen ze maen.. Schneit een ëmmer eppës of.. Wi Ocksen.. Hu mir dauant « jo » gesot.. Bëss de schéinen Daach wou mir « oui » gesot hun:.. Do hu mer eis gebéckt.. An op franséisch gebaubscht.. Neen, dat war nach kee richtege franséisch.. Wat mir nach haut schwätzen.. Dat as gewëss nach keen Français.. Dat as frenséisch – ech mengen Volleksfranséisch.. Dat as nach eis Sprooch.. A Joere laang hätte mir nach wäider.. Mat de Wierder vun eiser Fauscht.. Kinnte schwätzen.. - eise lotrénger franséisch, an eise Platt.. Mä wat mir haut solle matlauschteren,.. Dat kënne mir mat der Fauscht mol nët méi ugräifen.. Mir sëtzen do,.. A mat Ae wi e Kallef.. Musse mir di friem Wierder ukucken.. Ooni näischt rëmzekennen.. D'Bürokraten en d'Télékraten.. Schwätze jo an eiser Plaz.. Eng Sprooch wou eis dauant féilt,.. Well se einfach nët konnten iwersetzen:.. En « Automobile » war fir eis e Won, en Auto,.. Ou une bagnole.. Mä ween as de Goldorak ?.. De Goldorak kenne mir nët méi iwersetzen.. E kënnt vun enger Welt ooni Land.. Wou eng eenzeg Sprooch geschwaat gët:.. Di vum Frick.. Domater kääft en eis Séil.. En as jidfereem säi Brouder.. An di vu hannendru sin,.. Di sin di nau Meeschtere vun der Welt.. Heil Goldorak, eisen « décke Brouder » !.. Mir sin all Juden,.. An eis Judeséil freckt.. Am Konzentraziounlaager vun de Mannerheeten.. 1984 : Goldorak is watching you.. De Goldorak schwätscht fir eis.. A mir frecken.. De Mond op.. On crève.. Tel un cadavre on traîne dans la poussière,.. Tel un mort on a la bouche fermée.. Regarde ce type,.. Il est couché là.. Comme si une botte lui écrasait la tête !.. Ce type, c'est toi !.. C'est moi,.. C'est nous tous.. Qui jetons encore à peine un regard un peu triste sur notre platt.. Sans dire un mot,.. Comme si quelque chose partait.. Pour toujours !.. Le platt castré,.. C'est aussi la langue coupée !.. Pour faire des boeufs,.. On coupe toujours quelque chose.. Comme des boeufs.. Nous avons sans cesse dit « jo ».. Jusqu'au jour où nous avons dit « oui » :.. Alors nous nous sommes abaissés.. Et nous avons aboyé en français.. Non, ce n'était pas encore du vrai français.. Ce qu'aujourd'hui nous parlons encore,.. Certes ce n'est pas vraiment du « français » :.. C'est du franséich, je veux dire du français populaire.. C'est encore notre langue.. Et des années durant, nous aurions encore pu parler.. Notre français lorrain et notre platt.. Avec les mots de notre poing.. Mais ce que nous devons entendre aujourd'hui,.. Nous ne pouvons même plus le saisir avec le poing.. Nous sommes assis là,.. Et avec des yeux de veau.. Nous devons fixer ces mots étrangers.. Sans rien y reconnaître.. Bureaucrates et télécrates.. Parlent de toute façon à notre place.. Une langue qui nous fait sans arrêt défaut.. Tout simplement parce qu'elle n'est pas nôtre.. Autrefois nous arrivions encore à tout traduire :.. Une « automobile » » était pour nous un « Won »,.. une « Auto » ou une « bagnole ».. Mais Goldorak qui est-ce ?.. Nous ne pouvons plus le traduire.. Goldorak vient d'un monde sans pays.. Où une seule langue est parlée :.. Celle du fric.. Avec du fric, il achète notre âme,.. Il est le frère de chacun.. Et ceux qui tirent les ficelles,.. Sont les nouveaux maître du monde.. Heil Goldorak, notre « grand frère » !.. Nous sommes tous des juifs,.. Et notre Ame juive crève.. Dans le camp de concentration des minorités.. 1984: Goldorak is watching you;.. Goldorak parle pour nous,.. Et nous on crève.. La bouche ouverte.. php?title=Daniel_Laumesfeld_par_G%C3%A9rard_Nousse.. Dernière modification de cette page le 4 mai 2012 à 09:54.. Cette page a été consultée 2 192 fois..

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