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  • Title: Festival Frontières : D'une langue à l'autre - Wikithionville
    Descriptive info: Festival Frontières : D'une langue à l'autre.. Durant le week-end d'ouverture de la troisième édition du festival.. Frontières.. , organisé par la Ville de Thionville, parmi les ateliers, conférences et autres rencontres avec des auteurs qui se tenaient salle des Armoiries du Beffroi, les participants étaient invités à participer au Vidéomathon.. self portrait : partage des langues.. animé par l'équipe multimédia du Centre Le Lierre.. A partir de trois questions récurrentes, ce dispositif cherche à dévoiler ce qui nous différencie, pour mieux nous rassembler.. Ici, la diversité  ...   Thomas Guedenet.. A partir de trois questions récurrentes, le dispositif self portrait : partage des langues cherche à dévoiler ce qui nous différencie, pour mieux nous rassembler.. Ici, la diversité des portraits réalisés fait apparaître la richesse des langues, qu'elles nous relient ou nous séparent.. Plus d'infos sur le festival Frontières : www.. festivalfrontieres.. fr.. [1].. php?title=Festival_Fronti%C3%A8res_:_D%27une_langue_%C3%A0_l%27autre.. Catégories.. :.. |.. Portraits.. 109.. 73.. 111.. 38.. Discussion avec cette adresse IP.. Dernière modification de cette page le 9 avril 2013 à 08:27.. Cette page a été consultée 638 fois..

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  • Title: Florent Iriti - rester en mouvement - Wikithionville
    Descriptive info: Florent Iriti - rester en mouvement.. Florent Iriti vit à Thionville, il a vingt quatre ans et il écrit.. Il publie un roman destiné aux quinze trente ans aux éditions Baudelaire, un récit à énigmes : suspicions hâtives.. Florent travaille actuellement à l’OPH de Thionville où il s’occupe de saisie informatique et de classement, mais c’est dans son emploi précédent qu’il a pris la décision d’écrire.. Il travaillait vraiment dans de mauvaises conditions.. Le patron avait changé et le nouveau ne le considérait pas bien et ne voyait pas pourquoi il se serait donné la peine de le payer ! Alors il s’est demandé « c’est ça ta vie ? » Et là, Florent a eu envie d’en finir avec son sentiment de ras-le-bol et de commencer enfin à vivre quelque chose.. Mais quoi faire pour gagner un peu de respect ? Finalement c’est assez simple : Florent a envie d’écrire depuis longtemps, il a des idées et se lance alors dans un premier récit.. Cela va l’aider à quitter ces années de souffrance qu’ont été l’enfance, la séparation de ses parents et l’école.. Florent a toujours su que quelque chose n’allait pas pendant toutes ces années mais rien ni personne n’est venu répondre à ses questions.. Aucun psy n’a su reconnaître ce qui le rendait différent.. Ce n’est que passé vingt ans qu’il comprend en voyant un documentaire télévisé que son problème a peut être un nom.. Le film montre une jeune femme mannequin pas comme les autres : elle est atteinte du syndrome d’asperger.. [2].. Florent est enfin orienté vers le Centre de Ressources Autisme de Nancy qui confirme le diagnostique.. [3].. Il souffre d’une forme d’autisme qui se caractérise par des problèmes de relations mais sans déficience de langage et de l’intelligence.. Ce jour là, il est enfin rassuré  ...   ont la forme d’enquêtes et il aime bien plonger ses personnages dans des environnements extrêmes.. Il a bien essayé d’écrire une histoire d’amour mais ce qui lui plait vraiment c’est de mettre ses personnages dans des situations où ils comprennent la nécessité d’être plus humble et raisonnable face à la réalité.. Ses livres commencent à se vendre et il fait tout ce qu’il faut pour se faire connaître : il ne suffit pas d’écrire, après il faut chercher un éditeur, il en a contacté sept, deux ont répondu, dont le bon.. Il faut aussi assurer la promotion des livres et Florent peut dire qu’il a fait ce qu’il fallait pour ça.. Sans vouloir changer la face du monde et sans vouloir être pris pour un porte drapeau de l’autisme, il est content de pouvoir montrer que malgré son syndrome, il travaille, il écrit et il est publié.. Le syndrome d’asperger a du mal à être reconnu en France et pourtant une personne sur cent cinquante est concernée.. Florent regrette qu’il lui ait fallu attendre vingt deux ans pour être fixé sur son propre cas et qu’il n’ait pas pu être diagnostiqué plus tôt à l’école, par de simples tests.. Cela lui aurait évité d’entendre « votre fils est un menteur…votre mère est une conne ».. Aujourd’hui, Florent, même s’il a besoin d’être entouré, est autonome et il apprécie son travail à l’OPH.. Son premier roman qu’il avait préféré garder pour lui est sur le point d’être édité à son tour.. Ce qu’il écrit plait et a rencontré son public.. Florent fait enfin quelque chose qui a du sens et qui peut donner de l’espoir aux autres : il ne se laissera plus rabaisser.. php?title=Florent_Iriti_-_rester_en_mouvement.. Dernière modification de cette page le 15 avril 2014 à 13:00.. Cette page a été consultée 596 fois..

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  • Title: Francine Trimbur et Denise Patry, de mère en fille - Wikithionville
    Descriptive info: Francine Trimbur et Denise Patry, de mère en fille.. Quand Francine Trimbur arrive en métropole avec sa mère en 1962, elle a deux ans.. Sa mère Denise est née à Rabah, au Maroc.. Son grand-père travaillait à la poste.. Du Maroc la famille est allée vivre en Algérie.. Denise a vingt quatre ans, elle a connu les émeutes et le couvre feux qui précèdent l’indépendance.. Elle est rapatriée avec son frère Pierrot.. Toulon puis la Lorraine où ils rejoignent leur sœur qui les a précédés.. le père de Denise et ses enfants.. la sœur ainée de Denise.. Denise se marie à monsieur Dimoff qui reconnait Francine.. Elle aura avec lui quatre garçons, Michel, Serge, Christian et Marc.. Marc est le plus jeune des quatre, encore célibataire et, en attendant que sa maison soit terminée, il mange et dort en ce moment à la maison.. Denise n’est pas heureuse avec son mari et quand elle rencontre Monsieur Patry qui lui promet de l’attendre, elle n’hésite pas et elle demande le divorce.. « Tu as pris une femme avec cinq gosses! » dira monsieur Dimoff à monsieur Patry.. Les garçons voient leur père une fois par mois mais Francine refuse.. Chaque fois que monsieur Dimoff vient chercher les enfants, c’est des histoires à n’en plus finir, Francine veut rester, ses frères s’interposent, la police arrive.. Un policier suggère un jour à Francine d’écrire au juge des enfants.. Elle a douze ans.. Le juge, monsieur Meunier, lui dit au téléphone que si elle est assez grande pour décider comme ça de ce qu’elle veut, elle est assez grande pour venir à Metz toute seule.. Le juge s’assoit à côté d’elle et il écoute tout ce qu’elle a sur le cœur : Francine se sent comprise et rentre avec le fameux papier qui la libère : Francine ne se laisse pas faire.. monsieur Patry et son fils Christophe.. Denise devient Denise Patry.. Un garçon nait, Christophe, ce qui fait six enfants à nourrir.. La famille vit chaussée d’Océanie, juste au dessus de l’atelier linge d’aujourd’hui.. Monsieur Patry travaille chez Gardin, le garage Renault place Marie Louise, là où il y a maintenant un supermarché.. Le samedi il travaille au marché chez Fath, le marchand de légumes.. André Baf et Joël Spiessert à la fenêtre du rez de chaussée.. La vie chaussée d’Océanie est agréable, le square Fénelon est couvert de mirabelliers, le soir les gens se retrouvent devant les immeubles et discutent.. Les Patry sont les premiers à être raccordés au téléphone et sur le coup de midi, il y a toujours quelqu’un qui vient téléphoner.. Francine a un amoureux : il grimpe aux grilles du local du rez-de-chaussée pour  ...   poussière.. Chez Onet, il n’y a que des bureaux à nettoyer.. Francine a vu ce que c’est d’être veuve à quarante ans, la misère que c’est pour nourrir six enfants.. Elle a vu les larmes de sa mère parce qu’à noël elle ne peut pas faire de cadeaux à ses garçons.. A dix huit ans, Francine commence à travailler, en temporaire à la brasserie de Yutz, puis huit ans au Géant du meuble où elle devient tapissière d’ameublement et enfin Scholtès pendant quinze ans.. Deux ans avant la fermeture par Merloni en 2006, elle est licenciée le jour de son anniversaire, le 29 janvier et elle est en plein reclassement quand son mari Michel meurt d’une crise cardiaque en juillet de la même année.. En avril cela fera cinq ans que Francine travaille dans la sécurité.. Elle s’est formée pendant la période de chômage qui a suivi son reclassement.. Son niveau est le Siap1 sécurité, incendie, protection rapprochée.. Elle contrôle les accès au parlement européen et fait des rondes de nuit.. En 2006, Francine a quitté l’appartement qu’elle occupait chaussée d’Océanie dans l’immeuble qui va être démoli.. Elle a accepté le F3 que monsieur Moroni lui a proposé rue Mozart, dans le temps tout le monde rêvait d’habiter rue Mozart, en fin de compte Francine préfère l’autre côté du quartier, elle a essayé d’obtenir un F4 parce que son fils est revenu vivre avec elle et pour se rapprocher de sa mère rue Boileau mais Batigère lui a répondu que son cas ne dépendait pas de l’Anru et qu’il n’y avait pas de programme d’accès à la propriété de prévu square Fénelon.. Francine et Christophe.. madame Baf, une bonne voisine et sa fille.. Denise , son fils Christophe et le fils Baf.. La vie a endurci Francine.. Mais l’esprit qui unissait les gens autrefois a disparu.. Avant, on s’occupait des voisins pour de bonnes raisons : aujourd’hui tout le monde a l’air de ne plus se préoccuper que de soi.. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, Francine se promenait avec sa mère dans la rue quand celle-ci s’est arrêtée pour saluer un garçon de mauvaise réputation.. Quand elle l’a reproché à sa mère, celle-ci lui a répondu vertement qu’elle ne faisait que prendre des nouvelles du jeune homme à son retour de vacance ! Là, Francine a compris que sa mère ne risquait rien à la Côte des roses, elle qui aime tant vivre ici et que tout le monde connaît et salue quand elle passe dans la rue.. article publié sur saisir le changement.. php?title=Francine_Trimbur_et_Denise_Patry,_de_m%C3%A8re_en_fille.. Catégorie.. Dernière modification de cette page le 29 mars 2011 à 11:16.. Cette page a été consultée 4 523 fois..

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  • Title: François combe, une politique des villages - Wikithionville
    Descriptive info: François combe, une politique des villages.. François Combe a vécu la fin de la sidérurgie Lorraine en particulier sur les bassins de Thionville, de la Fensch et de l’Orne.. Après 24 ans passés au service informatique de Sollac et d’Unimétal où il était chargé de l’informatisation du groupe, des bureaux aux lignes de production, il savait que sa venue dans un service signifiait des licenciements mais il a assisté en tant que délégué du personnel à un manque de réaction au changement : pourtant, l’installation d’un écran dans un service engendrait en général le licenciement de trois personnes.. François Combe a quitté Sollac en 1987 pour créer sa propre entreprise, Adhésif System.. L’entreprise était spécialisée dans la découpe d’adhésif servant à décorer des véhicules, des vitrines, des panneaux, des caissons lumineux ou encore de la signalétique.. Elle comptera jusqu'à quinze salariés.. Chez adhésif-système tout le monde gagnait le même salaire.. Presque arrivé au terme de sa carrière, François Combe vendra son entreprise à la société Signalest qui faisait partie du groupe Girod-Lacroix.. Aujourd’hui il est Adjoint au Maire de Thionville en charge des huit villages faisant partie de Thionville.. En 1967, deux villages ont fusionné avec Thionville : Veymerange et Elange.. En 1970, six autres villages font de même : Garche, Koeking, Oeutrange, Volkrange, Beuvange, Metzange.. A cette époque, François habitait déjà à Garche, il y était arrivé en 1957.. Auparavant il vivait avec ses sept frères et sa sœur, la petite dernière, dans la cité Oury-Sud, un quartier populaire à cheval entre les communes de Fameck et Florange.. François était l’ainé et jamais le dernier à participer aux bagarres autour du garage Camisan, entre les enfants de la cité et ceux de Florange-Centre.. A Garche, la famille Combe s’installe dans une vieille ferme au centre du village, une grande maison avec un potager et une vraie basse-cour : des canards de barbarie, des poules, des coqs, des lapins et même tous les ans deux cochons.. Dans les années cinquante, le pays était en pleine reconstruction : le maire de Garche avait mis des terrains à disposition d’un groupement coopératif, les Castors.. Ces cinquante-trois maisons  ...   avait été Conseiller Municipal de 1977 à 1989.. Exclu du parti socialiste pour être entré en dissidence, il avait renoncé à la politique et il envisageait une retraite paisible à s’occuper de ses petits enfants et en faisant quelques voyages en compagnie de son épouse.. Mais ce refus de nommer le stade allait ranimer sa flamme et le pousser à éditer un « Petit Journal » pour aborder les problèmes des villages.. Il ne lui fallait pas moins d’une semaine pour diffuser lui-même chaque numéro dans les huit villages faisant partie de Thionville.. Aux dernières élections, Bertrand Mertz, le nouveau Maire socialiste, lui a proposé d’être sur sa liste et François Combe a accepté à deux conditions : parce que pas grand chose n’avait été réalisé pour les villages, que soit prévu un budget annuel permettant de rattraper le retard des 40 dernières années et deuxième condition, qu’il soit nommé Adjoint en charge des villages pour pouvoir réaliser ce budget.. Aujourd’hui 4 conseillers municipaux l’assistent dans son travail, Nathalie Swol s’occupe du village d’Oeutrange, Josy-Anne Oestreicher de Garche et de Koeking, Giocondo Cavalière s’occupe de Volkrange, Beuvange et Metzange et Jean-Luc Gonella de Veymerange et d’Elange.. Gilles Thuillet est le responsable technique à la Ville en charge de résoudre les différentes demandes émanant des villages.. Il est assisté dans sa tâche par Marie-Julie Salliard.. Depuis maintenant deux ans, beaucoup de choses ont été réalisées et des Conseils Consultatifs de village sont en train d’être mis en place.. Ils seront constitués de personnes volontaires concernées par la vie de leur quartier.. C’est une façon de rester au courant des projets en cours.. Nombreux sont ceux qui ont travaillé à la Sollac dans la région de Thionville.. Sur ce wiki, plusieurs portraits leurs sont consacrés, avec notamment :.. Bruno Baldelli, de l'Ombrie à la Lorraine.. Michel Loizeau, toute une vie à la Sollac.. Bernard Jeannenot: pour une Vie Libre.. Marcelle Pouyet, l'époque des familles nombreuses.. Robert Nicolay, penser libre.. article publié sur mon quartier ma ville.. php?title=Fran%C3%A7ois_combe,_une_politique_des_villages.. Mémoire.. Dernière modification de cette page le 30 juillet 2012 à 15:44.. Cette page a été consultée 4 130 fois..

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  • Title: Françoise Lambolez, l'amitié contre le temps qui passe. - Wikithionville
    Descriptive info: Françoise Lambolez, l'amitié contre le temps qui passe.. Françoise Lambolez habite rue Molière à la côte des roses.. Elle a perdu son mari il y a trois ans.. Quand elle se réveille le matin, elle se dépêche de se lever quand elle réalise qu’il n’est plus là.. Elle ne peut pas rester là à gamberger : elle ne doit pas se laisser abattre.. Françoise est originaire de la région de Remiremont.. C’est le déclin de l’industrie textile qui lui a fait quitter les Vosges pour s’installer en lorraine dans les années cinquante.. Elle changeait de plus en plus souvent de travail parce que les usines fermaient les unes après les autres.. Dans les Vosges, on était payé au mètre pour les rouleaux de tissu ou au poids pour les bobines de fil.. On gagnait un peu plus à la Sollac.. Son mari était donc parti le premier.. Françoise l’avait rejoint deux ans plus tard à St Nicolas en forêt.. dès qu’il avait eu un appartement dans les « métalliques », ces immeubles d’acier recouverts de tôle aux reflets d’aluminium dans le soleil.. Françoise était contente : un logement neuf avec salle de bain ! Le village de St Nicolas avait été construit de toute pièce au sommet d’une forêt par la Sollac.. Il ne figurait d’ailleurs sur aucune carte à tel point qu’en 1958, un pilote d’avion en perdition avait sauté sur Florange en parachute et laissé son avion filer vers ce qu’il ce qu’il croyait être une forêt.. Son avion s’était écrasé sur la place centrale de St Nicolas tuant deux enfants d’âge scolaire.. Les enfants ont grandi et la famille s’est installée à Thionville pour habiter près du collège car Françoise tenait à ce que ses trois fils rentrent manger à la maison entre midi.. madame Lambolez et ses deux sœurs ont eu chacune trois garçons!.. Les Lambolez arrivent donc à la côte des roses dans les années soixante dix.. Les entrées d’immeubles et les abords étaient plutôt sales mais l’ambiance du quartier était bonne avec tous  ...   dur : douze heures de travail pas jour avec deux litres de soupe comme repas.. Monsieur Lanbolez était rentré chez lui à pied avec deux camarades depuis l’Allemagne avec comme toute provision un sac de sucre pour la route.. Après la guerre, il s’était engagé et en 1946, il était en Indochine.. Voilà pourquoi ils ne se fréquentaient pas.. Pourtant ils étaient déjà liés d’une certaine façon car son futur mari, ce qui n’est pas banal, avait été élevé par les parents de sa propre mère comme cela arrivait à cette époque où on plaçait les enfants pour soulager la famille.. Après ses trois ans d’armée monsieur Lambolez était revenu au village travailler lui aussi dans le textile et c’est comme ça, qu’à vingt deux ans Françoise l’avait épousé.. A la fin des années soixante, la vie était différente, tout le monde n’avait pas encore de voiture, monsieur Lambolez lui-même avait dépassé cinquante ans quand il avait obtenu le permis de conduire et acheté une R12.. Pour se distraire, les gens restaient dans les environs: il y avait la kermesse, la musique municipale, le marché.. Aujourd’hui il n’y a souvent pas un chat dans la rue, c’est la mort du p’tit cheval ! Heureusement reste sa sœur, veuve également, qui habite impasse de la bécasse depuis vingt ans et qui mange tous les midis avec elle et puis sa voisine madame Scherrer qui vit dans l’immeuble depuis aussi longtemps qu’elle.. Avec madame Grasiewicz, une ancienne voisine, elles formaient un bon trio mais madame Grasiewicz a préféré quitter la région quand elle a perdu son mari il y a trois ans.. Ce que son mari lui avait refusé toutes ces années, elle l’a fait.. Elle a maintenant quatre vingt ans et elle est installée quelque part loin de tous pour réaliser ce rêve : vivre au bord de la mer.. Françoise Lambolez l’admire un peu mais n’aurait jamais choisi cette solitude.. php?title=Fran%C3%A7oise_Lambolez,_l%27amiti%C3%A9_contre_le_temps_qui_passe.. Dernière modification de cette page le 28 février 2011 à 17:26.. Cette page a été consultée 4 807 fois..

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  • Title: Gabriel Audibert, une double vie - Wikithionville
    Descriptive info: Gabriel Audibert, une double vie.. Gabriel Audibert habite la rue du pic-vert depuis 35 ans maintenant.. C'est à la fin à la fin des années soixante qu'il est venu de Toulon s’installer à la côte des roses.. C’est un immeuble calme et il reste encore beaucoup de gens de l’époque où la plupart d’entre eux travaillaient aux laminoirs.. Ils formaient une sorte de communauté et les choses se passent mieux quand les gens se connaissent.. De 1972 à 1983 Gabriel Audibert a siégé au conseil municipal de Thionville aux côtés de Paul Souffrin qui lui avait proposé d’être sur la liste à l’époque où il était délégué syndical CGT aux laminoirs.. Elu, il était devenu président du syndicat des transports routiers et travaillait en lien avec les services de la DDT pour intervenir avec le bon sens du citoyen sur les tracés de route et de rond point de l’agglomération de communes.. Mais avant cette vie thionvilloise, Gabriel avait déjà une existence bien remplie.. A treize ans déjà, il était fier de pouvoir travailler comme porteur de cageot au marché, apprenti plombier et toute sortes de petits métiers.. Sur le port de Toulon, les enfants montaient en catimini sur les tartanes qui revenaient d’Espagne chargées d’oranges et de vin.. Les enfants goûtaient le vin en perçant les barriques avant de les colmater soigneusement : ainsi, pour une gorgée de vin dérobée, les marins laissaient faire.. A dix huit ans Gabriel s’engage dans la marine et participe à la campagne de reconquête de l’Allemagne.. Ils étaient quatre a bord d’une barque en patrouille sur le Rhin.. C’était à hauteur de Kehl, complètement évacuée par la population allemande, il fallait empêcher les pillages.. A dix neuf ans Gabriel se retrouve  ...   fait la navette entre Port-Petiot et les salins d’Hyères, dans la rade de Toulon.. Devenu veuf, Gabriel Audibert retraité de la marine, se décide à partir vivre en lorraine à l’âge de cinquante ans.. Il sera d’abord gérant d’une petite épicerie à Yutz en face de l’église.. Puis il entre aux laminoirs et se remarie en 1975.. A cette époque, Il descendait encore régulièrement à Toulon voir ses filles.. Aujourd’hui il a 87 ans et ne fait plus la route vers Toulon.. Mais il a toujours la forme et dès que le temps le permet, il joue aux boules.. Et en février de cette année l’assemblée générale des Trois Boules a élu Gabriel Audibert vice président de l’association, donc ils sont contents de lui.. Il sait mettre de l’ambiance et arrondir les angles.. Les responsabilités, il faut aimer ça.. Faire du bien et arranger les choses si possible, accepter de dialoguer, être logique, pas sectaire et surtout pas de privilèges !.. Monsieur Escobar est le président et le comité compte sept membres qui décident en dernier recours.. L’association n’a pas d’accréditation sportive et ne peut jouer sur le boulodrome municipal mais tout le monde se retrouve autour du terrain au bas de la rue Racine, dès qu’il fait beau, à jouer et discuter en buvant une bière ou un soda.. Le bar portatif est confié aux bons soins du trésorier, Franco Frangella et quand il fait mauvais, il y a le local de repli pour jouer à la belote car il ne faut pas oublier, le nom de l’association c’est « les Trois Boules et Loisirs » !.. php?title=Gabriel_Audibert,_une_double_vie.. Associatif.. Dernière modification de cette page le 13 août 2010 à 20:06.. Cette page a été consultée 1 616 fois..

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  • Title: Gina Lisiero : une femme solidaire - Wikithionville
    Descriptive info: Gina Lisiero : une femme solidaire.. Madame Lisiero est née en 1920.. Pendant la guerre de 39-40, elle vit à Maizières avec son mari qui est footballeur quand celui-ci se voit proposer de s’occuper des jeunesses hitlériennes.. Après son refus, ils sont expulsés vers Hagondange et c’est là qu’ils vont participer au réseau d’évasion vers la France libre.. C’est le réseau de Marcel Husson, René Fulcheri et Marcel Lisiero.. La maison des Lisiero était la dernière étape de la filière d’évasion avant la France libre.. Les jeunes réfractaires au service militaire allemand et les prisonniers évadés emprunteront cette filière jusqu’à son démantèlement en 1943.. En décembre 1942, Marcel Lisiero est arrêté sur dénonciation.. Pour nourrir les évadés qui passent par chez lui, il s’est procuré clandestinement un porcelet.. Il est jugé et déporté en Allemagne, à Zweibrücken.. Peu de temps après, deux soldats allemands infiltrent le réseau et font arrêter tout le monde sauf Gina Lisiero que les soldats n’ont pas pu identifier.. Gina est expulsée en juillet 43 vers Limoges.. Ce n’est qu’à la fin des années soixante que le couple reviendra s’installer à Thionville.. L’expérience de la guerre  ...   chose pour les autres.. A Thionville, elle rejoint l’Union des Femmes Françaises, mouvement auquel elle était déjà affiliée et qui regroupe des femmes de la résistance et des femmes rescapée des camps de concentrations allemands.. Aujourd’hui l’U.. F.. est devenue Femmes Solidaires :.. le renouvellement des adhérentes se fait plus difficilement mais Gina Lisiero, malgré ses problèmes de santé reste très active comme présidente.. Elle organise des réunions avec des médecins, des professeurs, des écrivains mais déplore le désintérêt des nouvelles générations pour l’action sociale.. Elle regrette la solidarité des années d’après guerre et l’énergie qui animait les femmes à cette époque.. Elle pense qu’il faut essayer de se rassembler de discuter et de voir ce qui ne va pas et que c’est la peur qui cloitre les gens chez eux.. Elle invite les jeunes femmes du quartier.. à fréquenter davantage l’association pour rencontrer des femmes de milieux différents, s’ouvrir à d’autres façons de faire et profiter de leur soutien.. Femmes solidaires de THIONVILLE.. 5 rue de l’Agriculture.. 57100 THIONVILLE.. php?title=Gina_Lisiero_:_une_femme_solidaire.. Dernière modification de cette page le 13 avril 2010 à 10:00.. Cette page a été consultée 3 563 fois..

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  • Title: Hassniya Seguer: le déclic - Wikithionville
    Descriptive info: Hassniya Seguer: le déclic.. Hassniya Seguer a trente quatre ans, elle est la plus jeune d’une famille de onze enfants dont dix sont toujours vivants.. Son père est originaire d’un village des environs de Mostaganem en Algérie où il est né il y a quatre vingt trois ans : Oued Rhiou qui s’appelait Inkermann.. du temps des français.. le mausolée du saint SIDI ABED qui est à l'origine du village.. la ville dans la plaine.. M.. Seguer est venu en France en 1949 pour travailler à Usinor-Thionville et a fait venir sa famille en 1969 à l’occasion du rapprochement familial.. Hassniya est née à Bel Air en 1975 mais sa sœur ainée Soltana avait neuf ans en 1969 et se souvient très bien de la façon exemplaire dont ils avaient étés pris en charge.. Les quatre enfants étaient malades de la tuberculose à leur arrivée, ils avaient étés soignés et envoyés en cure à St Gervais, dans un sanatorium de montagne.. Dans les années 70, la famille vivait dans un quartier de vieilles bâtisses qu’on appelait le crassier, juste derrière Beauregard.. Puis ils vinrent s’installer à Veymerange où Monsieur Seguer était très respecté.. Il a longtemps roulé une mobylette orange avec ses grosses sacoches pour faire les courses mais à l’âge de cinquante quatre ans il a réussi le permis auto, stimulé par le fait que sa fille Soltana le passait en même temps et par la grande patience des gens qui dirigeaient l’auto-école Péquignot à l’époque.. C’est  ...   a habité six ans à St Pierre de l’autre côté de la rue Paul Albert.. Elle est adhérente au centre social Jacques Prévert et trouve que l’ambiance du quartier est meilleure de l’autre côté de la rue.. Elle ne peut que constater le manque de lien entre les habitants de la Milliaire et envisage sérieusement de prendre sa place dans la vie du quartier.. Le déclic a eu lieu quand son fils à provoqué l’irritation du voisinage en jouant au ballon contre les portes en fer de l’entrée.. Il y a beaucoup de gens âgés dans les immeubles de la boucle et elle comprend bien leur besoin de tranquillité mais là elle s’est demandé en même temps où son fils allait jouer.. En constatant l’absence d’aire de jeux à proximité, elle a aussi vu qu’il n’y avait aucune structure d’accueil véritable de ce côté-ci de la rue Paul Albert : et vu que les gens ne traversent pas pour aller au centre, elle envisage de faire le relai avec Jacques Prévert pour inviter les gens à participer aux activités qui y sont proposées.. Il faut changer les choses en véhiculant les idées.. Seifeddine , Hassniya et Soltana.. un film tourné avec le concours de l'office du tourisme de la ville sur les quartiers de la Milliaire, de st Pierre et Beauregard.. Publié par Mon Quartier, Ma ville[.. ].. php?title=Hassniya_Seguer:_le_d%C3%A9clic.. Dernière modification de cette page le 6 mai 2010 à 07:15.. Cette page a été consultée 2 412 fois..

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  • Title: Hattabia Naïmi et Fatima Karouj, le temps de partir - Wikithionville
    Descriptive info: Hattabia Naïmi et Fatima Karouj, le temps de partir.. Fatima Karouj.. Hattabia Naïmi.. Hattabia Naïmi et Fatima Karouj étaient voisines quand elles habitaient la barre de la chaussée d’Océanie qui sera bientôt démolie.. Elles sont restées amies.. Fatima habite maintenant un F3 à la Milliaire et Hattabia rend les clés ce début décembre pour s’installer rue de la fauvette, dans un F3 également.. C’est que les enfants sont partis maintenant et vivre en F5 revenait trop cher.. Hattabia Naïmi vit avec son mari et leur fille Sabrina et Fatima Karouj vit avec son fils Khatim qui a vingt sept ans.. Hattabia n’aurait pas voulu s’éloigner de la Côte des roses car elle a reçu beaucoup de soutien du quartier quand son fils Kadour est mort d’une méningite foudroyante.. La maison de quartier avait mis des locaux à sa disposition pendant deux jours pour accueillir voisins cousins et amis.. C’est aussi pour cela qu’elle a accepté facilement l’idée de quitter la chaussée d’Océanie : trop de souvenir douloureux restaient attachés à cet appartement.. C’est madame Tonoli de Batigère, qui avait pris contact en premier et rempli les dossiers.. Puis madame Berbache a pris le relai pour suivre le relogement.. Elle est à l’écoute et Hattabia a obtenu le logement qu’elle désirait.. Elle cherchait un rez-de-chaussée car elle souffre de polyarthrite et elle ne peut plus monter les étages comme avant quand elle vivait au quatrième.. Aussi dès qu’elle a entendu parler de cet appartement qui se libérait rue de la fauvette, elle a appelé madame Berbache qui a fait le nécessaire.. Madame Berbache le lui a fait visiter  ...   maison neuve de trois pièces grâce au relogement de l’Anru, elle a du mal a joindre les deux bouts.. Entre la dépense de gaz et d’électricité tous les deux mois et sa petite pension de veuve, elle n’y arrive plus.. Heureusement, Fatima vient voir son amie aussi souvent qu’elle peut.. Elles en ont passé du bon temps à la chaussée d’Océanie.. L’été, tout le monde était dehors jusqu’à onze heures du soir et de temps en temps, toutes les familles de la cage d’escalier partaient en piquenique à Volstroff pour la journée entière : les Francesconi, les Marx, les Falcone qui ont maintenant construit mais qui sont restés en contact ….. Pour la fête des voisins ces dames installaient un barbecue au pied de l’immeuble et invitaient tout le monde à manger gracieusement couscous et brochettes.. Monsieur Moreni, qui travaillait pour Batigère était encore là et elles ont regretté son départ car il était vraiment à l’écoute, toujours prêt à donner un conseil ou à guider dans les factures.. Aujourd’hui les gens ont déménagé à droite à gauche, l’ambiance a changé chaussée d'Océanie, et souvent, dans une famille, les deux parents travaillent.. On se voit moins.. Avant les mères étaient à la maison, se rencontraient en allant chercher le courrier, papotaient en regardant les enfants jouer.. Les abords de l’immeuble sont moins bien entretenus et les ordures qui trainent attirent des rats gros comme des chats.. Il est temps de partir.. article publié dans saisir le changement[.. php?title=Hattabia_Na%C3%AFmi_et_Fatima_Karouj,_le_temps_de_partir.. Quartier.. Dernière modification de cette page le 9 février 2011 à 13:53.. Cette page a été consultée 2 981 fois..

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  • Title: Hervé Creff, un autoportrait - Wikithionville
    Descriptive info: Hervé Creff, un autoportrait.. photo Brigitte Lambert.. Je suis maintenant en bonne position pour savoir ce que c’est qu’endurer une interview, que vais-je pouvoir me demander et par où commencer.. Comme je l’ai fait à chaque rencontre et bien que je sois seul devant mon ordinateur, je vais suivre le fil de la conversation.. Je pense à tous ces portraits que j’ai fait de vous, mesdames messieurs, au cours des deux ans passés et je réalise comme j’ai eu de la chance de faire ce travail.. J’avais déjà écrit un petit peu mais pour moi seulement et je ne savais pas qu’un jour je raconterai vos histoires.. Plus j’ai fait de portraits plus j’ai pris le temps d’écouter.. On m’avait dit de faire attention de ne pas me laisser embarquer dans les histoires que les gens me raconteraient et perdre de vue ce que je venais chercher comme témoignage de la vie du quartier.. En fait, j’ai fait de moins en moins attention et j’ai compris qu’en oubliant un peu ce que je venais chercher, les gens me le donneraient naturellement.. Mais je crois que c’est bien parce que j’ai passé cinquante ans que j’ai pu prendre ce temps et que je connais par expérience beaucoup des choses qu’évoquent les témoins.. Par exemple, je suis né en Algérie, juste avant l’indépendance et j’ai des souvenirs très nets de cette période troublée, des images d’attentats au coin de la rue le soir en rentrant, les parents qui me plaquent au mur, la lueur de l’explosion, le jardin des Mariani, l’huile de foie de morue, le cresson sauvage des sources, le pain que fabriquait Zora, la voisine, les véhicules militaires dans la rue, les garçons qui se faufilent dans les décombres de l’épicerie soufflée la veille par une bombe, à la recherche de chewing-gum….. C’est un monde qui m’a suivi sans insistance mais quand j’étais petit les autres élèves me traitaient de pied noir ce qui n’était pas vrai puisque je n’étais pas fils de colon mais juste fils d’un flic, le plus jeune commissaire de police à l’époque.. Ma mère qui m’a quitté en janvier de cette année était institutrice : un couple de fonctionnaires.. L’Algérie, je l’ai retrouvé sur les chantiers de travaux publics où j’ai croisé ces hommes manœuvres comme moi, mais eux depuis si longtemps.. J’ai profité de leur bienveillance et de leurs conseils pour m’aguerrir et devenir un bon intérimaire.. Et ils ont accepté l’espèce d’oiseau  ...   l’équipe ramassait les sacs de patates au sol.. Le tracteur avançait à toute petite vitesse et j’avais quand même du mal à rouler droit.. Je suis content d’avoir connu la Bretagne paysanne du début de la mécanisation car il y avait encore beaucoup de monde occupé dans l’agriculture.. Petit à petit le progrès a réduit les besoins en hommes et quand adolescent j’allais travailler l’été chez mon oncle, j’étais seul avec lui sur la ferme.. les cousins réunis devant la ferme.. La moisson et la paille si légère au bout de la fourche, les équipes de ramasseurs de pommes de terre, chacun son sillon le panier d’osier devant soi, les casse-croutes de dix heures le gouter à quatre heures, café au lait pain et pâté… les derniers travaux collectifs ont disparu.. les premiers pas.. Je suis content d’avoir connu cette vie et en même temps c’est douloureux d’avoir vu un pays magique disparaître avec ses paysages où on ne voyait pas plus loin que le talus à cinquante mètres devant soi.. L’industrialisation du monde a redessiné les champs au cordeau pour une exploitation plus pratique des terres.. Mais il y a une vie après l’intérim et pendant que ma femme Isabelle débutait comme relaxologue au centre le Lierre, je laissais le marteau-piqueur et je commençais des ateliers d’art plastique au Lierre également.. C'est là que j'ai découvert le travail de recueil de témoignage avec l’exposition des vingt ans du Lierre dont j’ai fait la direction artistique en 2008.. [4].. C'est cette première expérience qui m'a amené aux portraits d'habitants que j'ai publié ici-même ces deux dernières années.. Voilà, c’est un portrait rapide de l’homme à vélo qui fait les interviews.. [5].. et maintenant que vous savez à quel genre d’artiste vous avez fait confiance, je dois vous remercier d’avoir bien voulu jouer ce jeu avec moi.. Merci aussi à Patrick Millerand du centre le Lierre, qui m’a confié ce travail et à Brigitte Lambert de l’atelier linge de la Côte des roses pour son aide précieuse.. Maintenant, ne quittez pas wikithionville sans un coup d’œil au feuilleton de l'expulsion, la suite des aventures d’André Alexandre.. [6].. Thionville, le 19 avril 2011.. [7].. pour ceux qui se demandent si je peins encore, j'ai été invité par la bibliothèque de Thionville à exposer en juin 2012 comme le dit cette affiche.. php?title=Herv%C3%A9_Creff,_un_autoportrait.. Dernière modification de cette page le 12 février 2014 à 19:31.. Cette page a été consultée 4 950 fois..

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  • Title: Hervé Mergey, une vie - Wikithionville
    Descriptive info: Hervé Mergey, une vie.. Hervé Mergey: une vie.. C’est la vie qui a amené Hervé Mergey au Fomal de l’avenue de Douai à Thionville.. Le 10 octobre 2008, Hervé a quarante sept ans et il est à la rue.. Hervé n’a pas honte de le dire, c’est l’alcool qui l’a amené là.. En 2004, après vingt ans de travail, il quitte la Sncf.. Pourtant il aimait bien son métier.. Il était chef de manœuvre à Woippy, le plus grand triage de France, 24 heures sur 24.. Son travail consistait à former des trains jusqu’à sept cent mètres de long, en guidant le mécanicien par radio depuis la voie.. Une vraie responsabilité.. Mais sa vie de famille s’est détériorée, sa mésentente avec sa femme l’a enfermé dans l’alcool et un jour, submergé de dettes, il n’a plus pu supporter les commentaires insultants de ses collègues.. Il a perdu son contrôle et laissé exploser sa violence contenue.. Après c’est la séparation, la perte de son travail et la prison en 2005.. Huit mois à Queuleu : en arrivant on a vraiment peur car on ne sait jamais avec qui on va tomber.. Mais dans son malheur, il a de la chance car il obtient un travail au mess, à l’extérieur de la prison et son codétenu est un bon camarade.. De la prison, ce qui le choque le plus c’est le manque d’intimité.. Dans les cellules, les toilettes ne sont pas séparées du reste et on est constamment sous le regard des surveillants.. C’est révoltant mais il l’a vécu.. Il a fait tout pour que ça se passe bien : il faut qu’il reste calme pour ne plus y retourner.. Le père d’Hervé était mineur.. La mine de Valleroy avait fermé quand il avait cinq, six ans et son père après un essai à l’usine d’Hagondange, était retourné à la mine, à Bouligny cette fois.. Son père était aussi bûcheron et Hervé le suivait dans les bois.. Ce petit homme d’un mètre cinquante huit débordait d’énergie et travaillait tout le temps.. Il n’était jamais à la maison.. Enfant, Hervé  ...   de novembre, Hervé a renoué avec l’association des Croix bleues.. Il a donné un coup de main au stand qu’ils ont sur le marché de Noël de Yutz.. Les Croix bleues est une association d’aide aux alcooliques qu’il avait fréquenté assidument entre 1999 et 2003.. Il était même devenu membre actif, c'est-à-dire abstinent depuis au moins neuf mois d’affilée.. Cela lui permettait d’épauler quelqu’un d’autre à son tour, après une formation à Villers les Nancy.. Au début, sa femme venait aussi aux réunions de membre car la famille doit être solidaire pour que ça marche.. Mais il avait rechuté et préféré jouer franc-jeu : après 52 mois sans le moindre alcool, il avait perdu son statut de membre.. Aujourd’hui le stand des Croix bleues est anonyme pour éviter les malentendus : le vin chaud y était si bon que les clients n’ont pas compris quand on leur a dit qu’il était fait à base de jus de raisin et pas de vin.. En ce moment Hervé Mergey partage un logement du Fomal avec deux colocataires.. Le Fomal, on peut compter sur eux, ce sont des professionnels.. Quand on arrive sans ressource, on a droit à des tickets de 25 Euros par semaine d’achats alimentaires et d’hygiène.. C’est mieux que rien : certains jeunes, on leur donne tout mais ils n’ont pas de respect.. Ce n’est pas son rôle mais quand il voit les choses, il les remet à jour.. Hervé avait famille maison travail.. Maintenant c’est le RSA.. Il a toujours réussi à s’en sortir.. Les éducatrices du Fomal le poussent à agir.. Mais il a du mal à croire qu’on peut refaire sa vie avec 400 Euros par mois à 48 ans.. le Fomal, foyer mosellan d'aide aux libérés, se trouve au 19 Avenue de Douai 57100 Thionville , 03 82 53 92 65.. Hervé Mergey : une vie.. la Croix bleue à Thionville-Yutz:.. http://pagesperso-orange.. fr/alcool57cb.. creff@wikithionville.. article publié sur le blog.. Mon quartier ma ville.. php?title=Herv%C3%A9_Mergey,_une_vie.. Dernière modification de cette page le 15 mars 2010 à 12:50.. Cette page a été consultée 3 506 fois..

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