www.archive-fr-2014.com » FR » W » WIKITHIONVILLE

Choose link from "Titles, links and description words view":

Or switch to "Titles and links view".

    Archived pages: 435 . Archive date: 2014-10.

  • Title: Thierry, une passion automobile. - Wikithionville
    Descriptive info: Thierry, une passion automobile.. Découvrez le travail de ce passionné de voitures dans ce portrait vidéo.. Vous y verrez sa future voiture.. Avant d'achever cette voiture, il a "reconstruit" un bon nombre d'automobiles dont cette magnifique Caravelle.. Sur cette série de photos, Thierry et son complice Patrice que l'on entend dans la vidéo.. php?title=Thierry,_une_passion_automobile.. Catégories.. :.. Passions.. |.. Portraits.. 109.. 73.. 111.. 38.. Discussion avec cette adresse IP.. Dernière modification de cette page le 24 juin 2014 à 17:01.. Cette page a été consultée 180 fois..

    Original link path: /index.php?title=Thierry,_une_passion_automobile.
    Open archive

  • Title: Thérèse Zehner, bénévole à l'AFAD - Wikithionville
    Descriptive info: Thérèse Zehner, bénévole à l'AFAD.. Rencontre avec Thérèse Zehner.. LES DEBUTS - 1946.. Assemblée Générale de 1949.. Nilvange.. En 1946, une amie m'a fait rencontrer l'Association Populaire de l'Aide Familiale (A.. P.. A.. F.. ), qui avait pour but d'aider les familles en difficulté (suite à une maladie de la mère, ou des naissances rapprochées par exemple).. Enthousiasmée par cette association qui proposait d'aider les familles qui en avaient besoin, je débutais à Ottange dans des familles de mineurs.. A cette époque, il n'y avait pas de financements, les communes proposaient quelques subventions, et nous organisions des kermesses, des bals, des tombolas, pour nous aider à subvenir à nos besoins de fonctionnement.. Comme nous ne voulions pas faire de paternalisme, nous faisions participer les familles.. Elles prenaient en charge les plans de travail des travailleuses familiales, la trésorerie.. et cela bénévolement.. Les familles prenaient alors des responsabilités, contrairement à ce que leurs métiers et leur vie de tous les jours proposaient.. Cela aussi les aidait beaucoup.. Et pour nous, travailleuses familiales, c'était très motivant de voir les familles s'engager comme cela.. L'A.. D.. est devenue ce qu'elle est devenue (une association départementale regroupant en Moselle environ 350 personnes), grâce à ces familles là.. Certaines s'engageaient même ailleurs, prenant goût à l'engagement associatif.. Toutes les semaines, nous nous réunissions avec la responsable de notre secteur, par petites équipes de 4 ou 5 personnes, pour faire le point sur le travail.. Nos responsables insistaient toujours beaucoup sur deux points: la nécessité d'être discrètes (ne jamais parler de ce que nous voyions ou de ce que nous confiaient les familles), et celle d'être neutres (ne pas s'investir dans les convictions religieuses ou politiques des familles).. C'était très important.. Très vite, l'association a ouvert des secteurs à Knuttange, Nilvange, Hayange, Séremange, Thionville, Metz.. Puis plus tard Rombas, Hagondange etc.. Avec l'évolution, peu à peu, les financeurs sont arrivés, et ont demandé à toutes ces associations de se regrouper.. C'est alors devenu une fédération départementale dans les années 50.. C'est à cette occasion que nous avons eu un nouveau trésorier.. Jusque là, les salaires étaient.. « comme on pouvait ».. Lui, a mis en place un barême à l'ancienneté et ça a été le début d'une meilleure organisation.. Assemblée Générale de 1956.. Les femmes bénévoles sont majoritaires.. Une autre travailleuse familiale, qui a été la première à Ottange, Elise Taebler, témoigne ainsi des débuts de l'association : « Les conditions de vie des familles au sortir de la guerre étaient difficiles.. La pénurie à tous les points de vue faisait des enfants rachitiques, les naissances étaient nombreuses, il n'y avait pas d'équipement ménager, le confort manquait, et les aides sociales étaient peu présentes, surtout si la maman était malade.. Qui alors pouvait s'occuper des enfants, et des tâches ménagères ? Les travailleuses sociales avaient des conditions en relation avec celles de la famille (44h de travail donc 11 familles dans la semaine).. Au début nous avions 2 semaines de congé payés, puis 3.. Nos déplacements d'une famille à l'autre, étaient difficiles (à pieds, ou en bicyclette).. Nous vivions dans l'incertitude pour le paiement des salaires, et pas question de primes ou de 13ème mois ! Mais nous avions conscience de l'utilité de notre profession, conscience aussi de ce que cela pouvait apporter aux familles, santé, aide matérielle, soutien moral, mais aussi, pour certains, les aider dans leur prise de responsabilité, avec toute la richesse que cela apporte.. Les bénévoles d'ailleurs, étaient très investis.. On peut saluer leur courage pour se lancer dans un métier qui, pour l'époque, semblait révolutionnaire.. Les plans de travail ainsi que les réunions, se faisaient chez eux, souvent dans les cuisines.. Et comme nous n'avions pas de téléphone, pas de voiture, les  ...   commencé, les familles étaient pauvres, mais l'ambiance était différente.. On constatait peu à peu une évolution au sein des familles que nous aidions.. J'étais arrivée dans une famille d'Ottange, suite à la demande faite par un voisin, qui sentait cette famille dépassée.. Mon aide se limitait au début au ménage, la mère me disait toujours : faites ce que vous voulez.. Et peu à peu, à force de passer du temps avec elle, elle a changé beaucoup de ses habitudes, et la famille a évolué.. Car on prenait en compte également le bien être de la mère, son repos, elle avait alors le temps et l'envie de s'occuper de ses enfants.. J'ai réalisé un jour, en voyant la photo de mariage des époux, en les trouvant si beaux, que toute une vie sans aide, sans soutien, les avaient peu à peu détruits, ils avaient fini par se laisser aller.. Notre service de prêt de machines à laver ou de machines à coudre, pour faciliter le travail des mères, leur donnaient envie de s'équiper, et petit à petit, les familles y arrivaient.. Etant dans le besoin, les gens appréciaient vraiment le service.. Mais surtout, nous avions plus de temps pour chacun.. Nous avions le temps de voir d'où venaient les difficultés des familles, et non pas seulement de palier à un besoin immédiat.. C'était la valeur du geste qui comptait.. Nos responsables nous disaient souvent : « si vous aimez votre travail, et que vous faites sentir que vous l'aimez, la mère de famille aimera aussi son travail.. Nous avions de réelles relations avec les familles comme avec les organismes financeurs.. A la Caisse d'Allocations Familiales, si nous estimions que nous avions besoin d'heures en plus pour telle ou telle famille, il était facile de convaincre l'assistante sociale.. Je peux vous donner un exemple.. Dans une famille de six enfants, la mère est morte subitement d'une rupture d'anévrisme.. Seul, le père a demandé une aide familiale.. Nous prolongions sans cesse ces aides, car le père n'avait ni le temps ni les capacités de s'occuper de ses six enfants.. Mais un jour les aides ont cessé.. Le père m'a alors dit qu'il allait passer une annonce dans le journal pour trouver une épouse qui ferait le travail d'une aide familiale.. Je suis alors retournée voir l'assistante sociale, qui a très vite accepté de nous donner plus d'heures afin de former une personne qui s'était proposée pour aider cette famille.. Et les choses se sont arrangées pour tout le monde.. Aujourd'hui c'est impossible.. Le nombre d'heures est défini, selon des barèmes, des critères d'évaluation, et tout est fait de manière administrative.. Il n'y a pas moyen d'aller au delà.. Toutes les démarches prennent du temps.. J'ai l'exemple d'un monsieur qui avait demandé une aide à domicile, le temps que son dossier soit traité (plus de 3 mois), le monsieur était mort.. Le changement a été vraiment rapide ces dernières années.. Les anciennes aides familiales ont dû s'adapter à des nouvelles conditions de travail et à des interventions courtes laissant moins de place à l'humain.. Par ailleurs, les personnes qui ont besoin d'aides à domicile sont un peu différents, ce ne sont plus des familles, mais surtout des personnes âgées en perte d'autonomie et dépendantes.. Le manque de temps et de moyens limite les rapports humains qui font de ce travail un métier social, utile et attentif aux personnes qui en ont besoin.. Self-portrait : parole de bénévole.. Réalisation : Thomas Guedenet.. voir les autres self-portraits de bénévoles.. Paroles de bénévoles.. Pour en savoir plus sur l'AFAD, voir également l'article :.. AFAD de Moselle.. php?title=Th%C3%A9r%C3%A8se_Zehner,_b%C3%A9n%C3%A9vole_%C3%A0_l%27AFAD.. Associatif.. Mémoire.. Dernière modification de cette page le 23 mai 2012 à 09:38.. Cette page a été consultée 1 504 fois..

    Original link path: /index.php?title=Th%C3%A9r%C3%A8se_Zehner,_b%C3%A9n%C3%A9vole_%C3%A0_l%27AFAD
    Open archive

  • Title: Témoignages de stagiaires de l'e2c - Wikithionville
    Descriptive info: Témoignages de stagiaires de l'e2c.. Année 2010.. Angélique.. "J'ai découvert l'école de la deuxième chance grâce à la Mission Locale.. J'ai intégré une session à l'école début mai.. Ceci est une très bonne initiative car ça me laisse une deuxième chance pour trouver un emploi, une formation ou un apprentissage.. ".. Charleine.. "J'ai quitté l'école en 2009, sans diplôme et en étant éloignée de l'emploi, sans but précis.. J'ai décidé de me rendre à la Mission Locale afin de me reconstruire une situation.. La Mission Locale m'a fait connaître l'e2c, dans laquelle mon dossier à été accepté.. Cette école me permet de me réinsérer et de mettre en oeuvre mon projet professionnel.. On y est encadré par des formateurs qui nous suivent et nous soutiennent dans nos démarches, et notre formation.. C'est une deuxième chance qui nous permet de nous fixer un but, des objectifs pour notre avenir afin de commencer notre vie professionnelle dans les meilleures conditions possibles.. ".. Année 2014.. Anthony.. "Je m'appelle Thiebold Anthony, j'ai 20 ans, j'ai trois frères et deux soeurs.. Mes frères sont âgés de 20, 21, 28 ans et mes soeurs sont âgées de 24 et 31 ans.. Mes loisirs sont de jouer aux jeux vidéos sortir entre amis jouer au foot.. Le foot est une passion que j'ai depuis que je suis tout petit.. Avant l'école de la deuxième chance, j'etais au lycée la Briquerie ou j'ai effectuer ma 3ème.. J'ai obtenu mon brevet de collège, après je suis reste à la Briquerie pour effectuer un bac professionnel en électrotechnqiue.. J'ai connu l'e2c grâce à un ami qui était lui-même à l'e2c.. J'ai décidé de venir à l'e2c pour trouve un travail ou une formation dans le domaine de l'électricité.. L'école m'a permis de découvrir d'autres métiers que celui d'électricien.. Les avantages de l'e2c sont les cours, les intervenants qui nous aident à nous remettre à niveau en mathématiques et en français.. J'ai réalisé plusieurs stages pour mon bac professionnel, j'étais aide électricien mais ils ne m'ont pas plus car je n'ai pas réalisé ce que je souhaitais.. Je n'ai pas fait de tirage de câbles ou de câblage.. Depuis que je suis à l'e2c, j'ai effectué 3 stages, notamment dans le domaine de l'électricité et en tant qu'employé de libre service.. Je prévois d'effectuer un stage en tant que préparateur de commande.. Dans l'avenir, j'espère trouver un travail ou une formation.. Steven.. "Je m'appelle Thiebold Steven, j'ai 20 ans, 3 frères et 2 soeurs.. Je suis d'origine française.. Je suis né a Sarrebourg mais j'habite à Metzervisse.. Mes loisirs sont regarder la télévision,  ...   particulier du skate, du vélo, du basket.. Elle lit beaucoup de romans, et de livres fantastiques (Par exemple Artemis Fowl, « Les colombes du roi soleil »).. Ses passion sont la musique (les ost de jeux vidéo et de manga et de la musique classique), elle apprend a jouer de la guitare par elle-même.. Avant d’être a l'E2C, Yamina est restée 3 ans au lycée Sophie Germain à Thionville dans lequel elle a obtenu le BEP commerce.. L'E2C lui apporte une expérience en plus et lui a permis de découvrir plusieurs métiers différents.. Malgré tout cela elle trouve dommage qu'on ne puisse pas passer de diplôme directement à l'E2C.. Depuis que Yamina se trouve a l'E2C, elle a réalisé deux stages toujours dans le monde du commerce : un stage en prêt a porter qui s'est très bien déroulé, et le second dans une boulangerie qui lui aussi s'est très bien déroulé.. Les deux étaient très intéressants mais le stage en boulangerie l'a plus marquée car elle ne connaissait pas le métier de vendeuse en boulangerie.. Après l'e2c, elle aimerait beaucoup trouver un apprentissage dans le domaine du commerce (de la vente) pour pouvoir repasser le bac.. Mickael.. Mickael a 17 ans, il est né dans une famille nombreuse : il a 3 sœurs et 1 frère âgés respectivement de 9ans, 14ans, 27ans et 28ans.. Il habite à Uckange, il est d'origine franco-algérienne.. Sa mère a 46ans et son père a 50ans.. Mickael a beaucoup de passions dont la boxe, le basket, la musculation et la musique (rap francais, rap us).. Il passe son temps avec le seul et unique amour de sa vie Yamina.. Avant d'entrer à l'e2c, Mickael était au collège Paul Langevin à Hagondange.. Il y est resté jusqu'en 3ème puis après qu'il se soit fait viré avant la fin de l'année scolaire il est resté un an sans école.. Il est allé à la mission locale à Hayange pour un stage de 1 semaine pendant lequel on lui a conseillé de contacter l'e2c a Thionville pour intégrer une promotion.. Ce qui l'a poussé à entrer à l'e2c c'est de trouver un apprentissage.. Mickael pense que l'E2C est utile pour l'aider à acquérir de l’expérience professionnelle grâce aux stages en entreprise et ça permet aussi de trouver un emploi ou une formation plus rapidement.. Mickael aimerait travailler dans la boucherie et a déjà trouvé un apprentissage dans ce métier qu'il débutera au mois d'août 2014.. Retour au menu principal.. php?title=T%C3%A9moignages_de_stagiaires_de_l%27e2c.. Quartier.. Dernière modification de cette page le 24 mars 2014 à 10:33.. Cette page a été consultée 320 fois..

    Original link path: /index.php?title=T%C3%A9moignages_de_stagiaires_de_l%27e2c
    Open archive

  • Title: Une intégration "marche par marche" - Wikithionville
    Descriptive info: Une intégration marche par marche.. Unifier, c’est nouer mieux les diversités particulières, non les effacer pour un ordre vain.. (Saint-Exupéry, Citadelle).. Dans le cadre du programme PRIPI (Programme Régional d’Intégration des Populations Immigrées), l’atelier de français au centre "Le Lierre" vise une démarche qui se veut collaborative.. C’est dans cette optique que l’animatrice a proposé au groupe de partager sur la plate-forme collaborative de wikithionville un récit de vie.. La démarche pédagogique de cette action implique un apprentissage linguistique individuel mais aussi une démarche de communication partagée.. Madame M.. a accepté car elle voulait faire partager au groupe et aux lecteurs du site, son enfance en Algérie, les traditions du mariage musulman et son intégration en France.. Son témoignage s’est donc centré sur ses trois axes.. Mon enfance en Algérie.. Dans ma famille, nous étions trois filles et trois garçons, moi je suis la dernière et du coup j'étais gâtée par mes parents.. J'étais toujours avec mon père.. Mon père travaillait comme responsable de port, en Algérie.. Quand je n'avais pas école, il me ramenait avec lui sur son lieu de travail sur une mobylette.. Je regardais les bateaux qui ramenaient beaucoup de marchandises et le rôle de mon père était de tout gérer.. Chaque jour, il dirigeait la réunion pendant laquelle les travailleurs faisaient le point sur l'arrivée des marchandises.. Pendant le week-end, qui à l'époque était le jeudi et le vendredi, mon père m'amenait à la plage pendant que mes deux autres sœurs restaient à la maison.. Nous allions aussi au zoo, au parc, où il y avait des balançoires, nous faisions des promenades et des pique-niques.. En rentrant à la maison, j'avais l'autorisation d'aller jouer dehors avec mes copines.. J'ai eu une relation très privilégiée avec mon père.. Il disait toujours : « tant que je suis vivant, elle sera toujours gâtée » et je fais de même avec mes enfants aujourd'hui.. Depuis qu’ils sont petits, je les gâte et je leur donne le meilleur.. A l'âge de douze ans, j'ai malheureusement perdu mon père et les relations avec mes frères ont changées.. Cette période a été difficile à vivre car ma vie a subitement changé.. Non seulement je n’avais plus mon père, mais je n'avais plus le droit de sortir, d'aller à l'école, et je devais porter le voile.. Seul un de mes trois frères m'a obligé à porter le voile et c'était le plus gentil des trois.. Ça m'a beaucoup étonnée que cela vienne de lui.. Le plus difficile pour moi était que je ne savais pas le mettre et j’ai dû me débrouiller toute seule.. Je voyais bien ma mère le mettre et le porter tout le temps mais personne ne m'avait montré comment le mettre.. A la mort de mon père, ma mère aussi a été perdue car elle a toujours été dépendante de lui.. Il faut dire qu’il gérait beaucoup de choses à la maison comme les courses.. Avec le temps, je me suis habituée à vivre différemment.. Je n'avais plus d'amis, je côtoyais juste les voisins et parfois, avec ma mère, nous allions à un mariage dans la famille mais c'est tout.. J'ai porté le voile jusqu'à mon mariage à l'âge de 26 ans.. Mon mariage, dans la tradition musulmane.. Comme c'est la tradition, la mère de mon futur mari est venue chez nous pour demander ma main.. Mon père étant décédé, c'est mon grand frère qui a pris sa place et qui a décidé si le prétendant pouvait être digne de devenir mon mari.. Il a demandé par exemple, quel métier il exerçait.. Ensuite, nous avons attendu un mois pour donner une réponse qui fut positive.. Moi-même, j'avais donné mon accord.. Mon mari a d’abord été à la mosquée, seuls les hommes y vont, pour voir l'imam qui a autorisé le mariage.. Dans la tradition, le marié doit donner des bijoux à sa future femme et donner de l'argent à la mère de la mariée.. Une semaine avant le mariage, mon mari et moi, nous avons été à la mairie.. En 1982, la tradition était de se marier du mercredi au vendredi, notre mariage a donc duré trois jours.. De nos jours, les mariés peuvent choisir de le faire en une seule journée.. Lors de mon mariage, c'est la famille du marié qui avait tout organisé.. Le premier jour, seuls les jeunes ont fait la fête avec la musique traditionnelle jusque tard dans la nuit.. Le jeudi à midi ce sont les personnes plus âgées qui se sont réunies pour manger le couscous..  ...   que j’étais capable de faire face.. Cette période a tout de même été difficile car je me suis retrouvée seule avec mes enfants à élever.. Ils ont vite grandi, et pour les aider à faire leurs devoirs, je me suis dit qu'il fallait que j'apprenne vraiment le français.. On m’a orienté vers le centre "Le Lierre".. Je me suis vite fait des amis et grâce aux cours de français j'ai appris encore plus vite.. Avant, je pouvais juste parler, c'est tout.. Je ne pouvais pas lire et écrire le français.. Le plus dur a été d'apprendre l'alphabet, mais aujourd'hui c'est beaucoup mieux même si je fais encore des fautes.. Maintenant que j’arrive à lire et à écrire le français, je suis devenue encore plus autonome.. Je peux par exemple remplir des documents administratifs plus facilement.. C’est une grande fierté pour moi de pouvoir être autonome.. Les souvenirs de mon pays d'origine.. Comme je l'ai déjà dit, j'ai de très bons souvenirs avec mon père, mais aussi avec ma mère.. Mes deux parents ont été très gentils avec moi et ont participé à mon éducation.. Ma mère m'a appris à cuisiner, à faire les gâteaux, le ménage, à travailler le pain et mon père m'a appris la politesse et le respect.. Ces deux dernières valeurs sont très importantes à mes yeux, et je les ai moi-même transmises à mes enfants.. Je me souviens des discussions que j'avais avec ma mère, quand nous faisions du crochet ou les mariages où nous nous rendions toutes les deux.. Certaines odeurs me rappellent l'Algérie, comme les produits d'entretien aux senteurs de fruits, j'en ai encore ramené de vacances cet été, les odeurs de hammam ou encore l'odeur du parfum de ma mère.. Il s’appelait « ploum ploum », il a l'odeur de l'après-rasage mais c'était de l'extrait de parfum.. Ma mère en mettait derrière les oreilles et ça sentait bon.. J'ai une autre odeur qui me vient en mémoire, c'est l'odeur de la soupe de ma mère.. Elle y mettait de la viande, du piment, des légumes et des vermicelles qu'elle avait la patience de faire elle-même.. En effet, en période de fête, elle pouvait en faire jusqu'à cinq kilos en une semaine.. Mon intégration.. Aujourd'hui, je peux dire que mon intégration en France s'est bien passée.. J'ai pris l'habitude de vivre en France, j’aime vivre ici, je suis bien en France, c’est devenu mon lieu de vie.. Quand je retourne en Algérie, au bout d'un moment, j'ai hâte de rentrer.. Il faut dire que depuis que mes deux parents ont disparu, je ne retrouve plus mes repères en Algérie.. Je sais que ce n'est pas facile de s’intégrer et que certaines personnes ont du mal à le faire.. Le plus difficile est de supporter le changement, c'est un bouleversement de changer de pays, on perd ses repères.. Pour ma part, j'avais le choix à l'époque, je suis partie de mon pays d'origine même si je ne connaissais rien, ni la langue, ni la culture.. L'intégration se fait de manière progressive, en Algérie, on dit « marche par marche », et nous demande beaucoup d'efforts, il ne faut pas fuir à la première difficulté.. S'intégrer, c'est prendre de nouvelles habitudes, il faut être curieux, chercher à connaître et à comprendre le pays qui nous accueille.. Au final, je peux dire que je me suis très bien intégrée en France mais je ne refuse pas pour autant mes racines.. Je reste très nostalgique, quand je repense à l’Algérie je me revois enfant avec mes parents.. Retour de l’animatrice qui a recueilli mon témoignage.. Tout au long du récit de vie, je me suis retrouvée dans un monde totalement différent du mien.. J’ai voyagé le temps d’une après-midi, en découvrant l’Algérie et certaines de ses traditions.. Mais j’ai été plus particulièrement touchée par les épisodes malheureux qu’a dû affronter cette personne.. J’ai découvert une femme courageuse, qui a fait face à la perte de son père et à la sévérité de son frère, mais surtout qui a pris la décision de quitter sa famille pour vivre en France.. Personnellement, je trouve qu’il faut un réel courage pour tout quitter et se retrouver dans un pays différent, dont on ne connaît rien.. Malgré des obstacles difficiles à surmonter, Madame M.. possède une personnalité qui marque vite son entourage par ses valeurs de respect, de générosité, de persévérance et de gentillesse spontanée.. php?title=Une_int%C3%A9gration_%22marche_par_marche%22.. Catégorie.. Dernière modification de cette page le 16 novembre 2012 à 10:44.. Cette page a été consultée 1 399 fois..

    Original link path: /index.php?title=Une_int%C3%A9gration_%22marche_par_marche%22
    Open archive

  • Title: Virginie Hary: accueillir les femmes en détresse. - Wikithionville
    Descriptive info: Virginie Hary: accueillir les femmes en détresse.. Virginie Hary est éducatrice au gîte A.. T.. H.. E.. N.. S à Thionville.. A trente sept ans, Virginie est une jeune diplômée : en 2000 elle travaille pour la première fois dans le domaine social, elle est secrétaire dans un foyer d’accueil d’urgence à Metz et c’est Yvette Rolin, la directrice qui lui permettra de se former en aménageant son temps de travail : elle fait deux nuits par semaine, ce qui équivalait encore à l’époque à trente deux heures travaillées et elle peut suivre en voie directe la formation d’éducatrice spécialisée à l’I.. R.. S de Ban St Martin.. En observant les demandeurs d’asile auprès desquels elle intervient, elle a pu mesurer la détresse des pères qui, ne pouvant travailler, sont réduits à l’inactivité et souffrent davantage que les mères qui peuvent s’accrocher à leur rôle de garante du foyer.. Elle a compris aussi que les enfants plus vite intégrés que leurs parents, servent trop souvent d’intermédiaires avec les institutions et sont donc confrontés à des situations qui ne sont pas de leur âge.. Etre éducatrice cela veut dire prendre position.. Pour Virginie c’est être sur le terrain en relation avec les gens : il faut être présent, partager leur quotidien pour les connaître et pouvoir leur être utile.. Elle est donc diplômée depuis un an quand elle arrive au gîte A.. S.. [1].. en 2006.. Le gîte est un endroit à Thionville où les femmes en détresse peuvent trouver refuge avec leurs enfants.. [2].. Il peut recevoir quarante personnes, dont quinze adultes maximum dans quatorze chambres et un appartement externe.. Ces chambres peuvent accueillir cinq personnes au plus.. Cinq éducatrices, deux veilleuses de nuit et toute  ...   parole des autres mamans et participe à la réunion d’équipe éducative du mardi.. la terrasse donne sur le jardin.. Chaque éducatrice intervient auprès des résidentes sur un domaine précis : la responsable de l’installation des résidentes, travaille en relation avec la C.. F, celle de l'aide aux devoirs veille également à la relation mère-enfant.. Une troisième éducatrice s’occupe du logement et entretient les relations du gîte avec les bailleurs sociaux.. La quatrième a en charge la santé et la vie quotidienne et Virginie travaille à l’insertion professionnelle des résidentes.. Elle sert de tampon entre les institutions et les résidentes en les assistant dans leurs démarches pour retrouver un travail.. Ces domaines d’interventions donnent lieu à des ateliers pratiques tout au long de l’années au sein du gîte.. Les résidentes restent en moyenne six mois à A.. et participent à hauteur de vingt cinq pour cent de leur revenu au budget de fonctionnement du gîte.. Virginie est également formatrice de terrain, elle accompagne des étudiants en stage.. Elle leur transmet la nécessité de se remettre en question pour être capable de garder une distance critique avec leur pratique auprès du public.. Parce qu’ils sont jeunes, les étudiants donnent naturellement tout au public mais il ne faut pas qu’ils perdent de vue qu’ils jouent un rôle dans l’institution et qu’il leur faut être conscient de ce que cela représente comme engagement, être vigilant sur ce qui leur est demandé et sur leurs objectifs de formation : en fait pour Virginie Hary, il faut tout le temps rester en formation.. Publié par Mon Quartier, Ma ville,[.. [3].. ] {.. php?title=Virginie_Hary:_accueillir_les_femmes_en_d%C3%A9tresse.. Dernière modification de cette page le 16 mars 2010 à 14:47.. Cette page a été consultée 1 591 fois..

    Original link path: /index.php?title=Virginie_Hary:_accueillir_les_femmes_en_d%C3%A9tresse.
    Open archive

  • Title: Yehiya Boncana, un homme qui a de la chance. - Wikithionville
    Descriptive info: Yehiya Boncana, un homme qui a de la chance.. Boncana, en sonrhaï, signifie « un homme qui a de la chance ».. Le sonrhaï est une des nombreuses langues qui se parlent au Mali, c’est celle du père de Yehiya, aujourd’hui décédé.. Yéhiya parle aussi le peuhl car sa mère est peuhl, le peuple des bergers.. Il parle aussi le tamasheq car il a résidé dans une ville tamasheq dans son enfance.. Le bambara est la langue la plus parlée au Mali mais le plus souvent, quand on est bambara on ne parle que le bambara et Yéhiya est content de parler plusieurs langues.. Yehiha a vingt et un an et vient de Gao, ville de la septième région du Mali, jumelée depuis plus d’une vingtaine d’années à Thionville.. Il a fait ses études dans une école agro-pastorale de Gao et a obtenu son brevet de technicien après quatre ans d’études.. Ce sont ses bonnes notes et son projet qui ont retenu l’attention du comité de jumelage et lui ont valu l’attribution d’une bourse d’études.. Depuis la mi-septembre, il a intégré l’I.. U.. T de Thionvillle-Yutz pour suivre une formation de deux ans en génie biologie option industrie alimentaire et biologique sur la transformation du lait en particulier.. le mémoire de fin d'études de Yéhiya et la revue de l'école.. Le projet de Yéhiya est en effet de sensibiliser les bergers peuhls et tamasheqs à la conservation du lait pour la fabrication de fromage dans de bonnes conditions.. Il aimerait aussi ouvrir une fromagerie.. Cette bourse est tombée à pic car, pour lui permettre de poursuivre ses études au Mali, sa mère, qui vit de sa demi pension de veuve, aurait du vendre quelques têtes de bétail.. Certains dans l’entourage, laissaient déjà entendre qu’il ferait mieux d’arrêter ses  ...   de voir combien la vie est chère en France.. La nourriture est aussi une surprise.. En Afrique, on connaît tout de l’Europe par les images et quand on voit des gens manger à l’écran, on a envie de rentrer dans la télé manger ce qu’on voit.. Mais à l’usage, la nourriture est bien plus fade qu’au Mali : il faut toujours ajouter un assaisonnement.. l'I.. T de Thionville-Yutz.. yéhiya est content de suivre les cours de l’I.. T malgré ses difficultés en chimie et en maths.. Le niveau d’entrée est celui de terminale S et il est un peu découragé par ce qu’il lui faudrait connaître pour suivre les cours dans les meilleures conditions : on ne va pas à la guerre les mains vides, à l’école il faut être préparé à ce qu’on va apprendre.. la dune de Gao : l'ensablement menace la boucle du Niger (photo Pascal Maitre).. Il a trouvé de l’aide auprès d’un professeur de biologie du comité mais il a vraiment besoin d’entrainement en chimie et en maths.. Comme la vie en Europe, les cours vont très vite.. Il est un peu rassuré de voir ses collègues peiner à suivre eux aussi mais il s’étonne que personne ne demande à ralentir le rythme : il n’a pas l’habitude de suivre en même temps les images projetées, écouter les commentaires du professeur et prendre des notes.. C’est comme courir deux lièvres à la fois.. Enfin, Yéhiya Boncana ne manque pas de courage, il est prêt à surmonter les difficultés et à s’adapter, même à l’absence de sable de ce pays où tout est goudronné.. Il reste déterminé à ramener un diplôme chez lui.. php?title=Yehiya_Boncana,_un_homme_qui_a_de_la_chance.. Frontières.. Dernière modification de cette page le 6 mai 2010 à 07:16.. Cette page a été consultée 1 576 fois..

    Original link path: /index.php?title=Yehiya_Boncana,_un_homme_qui_a_de_la_chance.
    Open archive

  • Title: Yves Priso Ekobo et Cyriaque Nguemeleu, un rêve de gosse - Wikithionville
    Descriptive info: Yves Priso Ekobo et Cyriaque Nguemeleu, un rêve de gosse.. Yves Priso Ekobo et Cyriaque Nguemeleu sont arrivés en juillet à Thionville.. Ils viennent tous deux de Clermont-Ferrand.. Ils jouaient dans l’équipe senior du football club de Cournon d'Auvergne.. Yves à vingt et un an, Cyriaque, vingt cinq.. Yves a quitté Paris où il est né à seize ans pour une section sport étude à Clermont.. Cyriaque avait dix huit ans quand il est arrivé du Cameroun à Lille, où son centre de formation l’avait envoyé.. Grâce aux conseils d’un parent d’Yves qui vit au Luxembourg les deux garçons ont signé au club de Mondercange.. Ils avaient envie de voir autre chose que Clermont et de tenter leur chance à l’étranger.. Leur but est de passer professionnels dans les années qui viennent pour continuer à vivre leur passion.. Ils se sont installé à Thionville parce que c’est moins cher de se loger ici qu’au Luxembourg et en débarquant en ville, ils ont été surpris de trouver les rues avec si peu de monde, c’était le mois de juillet.. Maintenant ils trouvent que Clermont, ce n’était pas si mal même si on en a vite fait le tour.. Leur emploi du temps est rythmé par les matchs des dimanches et les entrainements, tous les jours de 19 heures à 21 heures.. Le matin est consacré au travail technique.. Pour ça ils ont trouvé à deux pas de chez eux, le futsal du square Fénelon.. Un dimanche matin les enfants du quartier sont venus les voir et après les exercices ils ont fait le cercle et discuté avec eux avec la même flamme dans les yeux.. Il y a vingt sept joueurs dans l’équipe.. Seize sont sélectionnés pour jouer chaque week-end dont un minimum de sept joueurs luxembourgeois.. L’ambiance est bonne même si au sein de l’équipe on sent bien qu’il y a deux groupes : les joueurs français et les joueurs du pays.. Cyriaque et Yves sont tous  ...   des cigarettes à leurs parents !.. En Afrique la famille est un tout.. Les oncles et tantes sont au même rang que les parents directs et se font appeler papa et maman de la même façon.. Le respect est la règle et en contrepartie les enfants attendent tout de leurs parents.. Ils sont couvés plus longtemps.. Et un garçon de seize ans ici est plus mûr qu’un garçon de seize ans en Afrique.. En quittant son pays pour vivre en Europe, Cyriaque est arrivé à maturité plus vite et a développé sa confiance en lui.. La vision de l’Europe lui a ouvert l’esprit et il réalise que si un gamin d’ici a plus d’opportunité qu’un petit africain, ici aussi on souffre.. Mais quand il essaie de raconter ça à son cousin resté au pays, que tout n’est pas comme les champs Elysées, celui-ci ne veut pas le croire….. Yves a vécu dans le treizième arrondissement de Paris et sait bien que c’est l’éducation qu’il a reçu de sa mère qui l’a écarté de toutes les dérives du quartier.. Il se souvient d’ailleurs que quand c’était nécessaire sa mère le menaçait de l’envoyer au Cameroun.. C’est arrivé à d’autres et ils revenaient calmés.. Yves et Cyriaque se donnent un certain temps pour percer, ils ont chacun un agent intéressé à développer leur carrière.. Rien ne les rendrait plus heureux que de se rencontrer comme adversaires, chacun dans une équipe professionnelle.. Même s’ils envisagent aussi de poursuivre leurs études pour garantir leurs arrières, le foot reste l’aventure à mener jusqu’au bout car ils savent bien qu’ils ne jouent pas que pour eux mais aussi pour tous ceux, parents et amis qui croient en eux.. Réussir serait la fierté de la famille et la démonstration que dans la vie à force de travail et de persévérance on atteint son but.. php?title=Yves_Priso_Ekobo_et_Cyriaque_Nguemeleu,_un_r%C3%AAve_de_gosse.. Dernière modification de cette page le 9 février 2011 à 13:59.. Cette page a été consultée 1 706 fois..

    Original link path: /index.php?title=Yves_Priso_Ekobo_et_Cyriaque_Nguemeleu,_un_r%C3%AAve_de_gosse
    Open archive

  • Title: Yvette Guerder revient de loin - Wikithionville
    Descriptive info: Yvette Guerder revient de loin.. Yvette Guerder s’était installée avec son mari à la perdrix en 1971, comme d’autres femmes de policier à l’époque.. Plus tard la famille, une fille et deux garçons, avait déménagé en ville, place Notre Dame.. C’est après son divorce qu’elle est arrivée rue du faisan, de nouveau à la Côte : c’est son mari qui est parti.. Il faut dire que madame Guerder était plutôt naïve : sa mère ne lui avait rien dit d’autre du mariage que le mari ramenait la paye et elle n’avait pas non plus cherché à en comprendre davantage.. Toujours est-il qu’elle s’est retrouvée sans ressource du jour au lendemain et qu’elle a du chercher du travail.. françoise, danielle, yvette et monique à l'usine.. Elle avait déjà travaillé à Texilor à Basse-Ham, mais c’est sur ses talents de cuisinière qu’elle s’appuie pour postuler comme gouvernante.. Elle met une annonce dans le journal et reçoit sept propositions de travail à Nice.. Elle prend le train avec sa fille et elle rejette la plupart des offres qu’on lui fait : ce sont des célibataires portant beau mais vivant dans la saleté.. C’est un amiral en retraite qui va l’embaucher, assez maniaque sur l’heure des repas et le nombre des biscottes qu’il faut lui servir au petit déjeuner : trois beurrées, trois à la confiture et, c’est le plus délicat , entières bien sûr.. Monsieur invite Yvette à prendre le temps de vivre, et inscrit sa fille à l’école maternelle.. Elle l’accompagne dans ses promenades à pied et il tient à lui donner le bras.. Yvette est encore jeune rousse et divorcée même si son mari appelle souvent au téléphone.. Un soir elle doit accompagner monsieur l’amiral à un repas de gala, sa petite fille a été sermonnée pour ne pas faire la folle mais c’est Yvette qui refuse de rester : ce n’est pas son monde et elle est mal à l’aise.. Monsieur prend ça pour un affront et Yvette comprend qu’il est temps de partir.. L’aventure niçoise aura duré sept mois.. A Thionville, plus d’appartement place Notre Dame et finalement installation rue du faisan à la côte des roses.. Yvette va vivre du Rmi.. Jusqu’à ce jour il y a douze ans où Yvette est terrassée par une rupture d’anévrisme.. Elle s’en  ...   Mais elle, qui tenait table ouverte pour tout ses amis, va voir son entourage la laisse tomber.. Elle ne doit ses lents progrès qu’à sa voisine, madame Guillon qui va l’encourager toutes ces années, en sortant avec elle dans le quartier.. C’est qu’Yvette ne connaissait plus Thionville du tout.. Madame Guillon lui montrait la ville en promenant sa chienne Pupuce.. « Vous me tirez vers l’avant » disait madame guillon perdant l’équilibre : c’est ainsi qu’Yvette a compris qu’elle avait besoin d’une canne.. Une femme venait tous les jours lui faire à manger, le ménage et lui laver les cheveux mais madame Guillon l’a vraiment sortie de sa cage.. C’est à cette époque qu’elle a découvert l’atelier linge de la chaussée d’Océanie et c’est là que ça a décollé pour elle et qu’elle a eu quelques petits boulots : veilleuse de nuit dans une maison de retraite, chez un fleuriste sur le parking du Géric, au tennis-club pour faire du ménage.. Aujourd’hui elle peut faire ses courses avec son ami Sauveur qui l’accompagne souvent mais pas plus loin que les petits supermarchés du quartier : elle ne peut plus se repérer dans les grandes surfaces.. Sa fille avait quinze ans quand elle a eu cet accident cérébral et elle est retournée vivre avec son père.. Aujourd’hui Yvette est sous tutelle de l’U.. F car un jour sa banquière s’est aperçue que son argent filait anormalement vite.. Elle l’avait interrogée et s’était aperçue qu’Yvette ne distinguait pas un billet de dix francs d’un billet de cent.. A force de laisser des pourboires généreux à ceux qui lui donnaient un coup de main, elle avait presque épuisé le peu d’argent que ses parents lui avait laissé.. Yvette s’occupe de la vie dans son quartier : tous les jours elle met ses bottes et, en sortant sa poubelle le matin, elle ramasse ce qui traine sur les pelouses derrière l’immeuble.. On trouve de tout : canette, détritus et ces jours-ci un ordinateur et un grand miroir fracassés.. Mais ça elle ne peut pas l’enlever.. Si Yvette prend soin des abords c’est pour elle-même et les personnes de la rue.. article publié dans saisir le changement.. php?title=Yvette_Guerder_revient_de_loin.. Dernière modification de cette page le 9 février 2011 à 14:00.. Cette page a été consultée 2 761 fois..

    Original link path: /index.php?title=Yvette_Guerder_revient_de_loin
    Open archive

  • Title: Zoubeida Aggoune : le 1 Racine - Wikithionville
    Descriptive info: Zoubeida Aggoune : le 1 Racine.. Zoubeida Aggoune est avec madame Martin, la dernière occupante du 1 rue Racine à Thionville.. Cet immeuble de la Côte des roses va bientôt être raccourci d’un tiers mais personne n’a dit à ces dames pour quelle raison.. Zoubeida Aggoune paie son loyer et attendait plus d’égards : on lui envoie quelqu’un avec un attaché-case comme un huissier de justice : on ne déménage pas les gens comme des meubles.. Même un chat besoin d’être rassuré quand son maitre change d’habitation.. Il faut être compréhensif avec les gens fragilisés.. Et puis cette démolition c’est un peu le brouillard.. C’est toute la barre qu’il aurait fallu démolir, la sortie sur la rue Saint Hubert est si dangereuse.. D’un autre côté madame Martin qui est la plus ancienne occupante de l’immeuble et ne pouvait pas envisager de déménager, aurait été bien en peine si on avait démoli toute la barre.. Car c’est dans ce qui reste de l’immeuble qu’elle sera relogée par le bailleur : le même logement, plus haut dans la rue.. Zoubeida Aggoune connaît déjà la souffrance du déracinement.. Elle est arrivée rue Racine en 1994 et c’était déjà une mesure de relogement.. Elle habitait depuis dix ans un immeuble du même bailleur à Uckange, seule avec deux jeunes enfants.. C’est un mauvais souvenir : le dernier mois, le bailleur avait coupé le chauffage collectif sous prétexte qu’il ne restait qu’elle dans l’immeuble.. La Côte des roses avait mauvaise réputation et Zoubeida ne voulait pas venir ici.. Mais finalement, c’est un quartier tranquille : les jeunes ont bien sûr besoin d’être encadrés mais tout se passe bien si on ne les provoque pas.. Zoubeida aime aider les gens en  ...   arrivé, il était en grande dépression et c’est le soutien du Fomal qui lui a permit de s’en sortir.. Aujourd’hui il conseille Zoubeida pour mieux se défendre.. Car elle vit mal ce deuxième relogement : un chat échaudé craint l’eau froide et Zobeida Aggoune ne supporte pas qu’on vienne lui « éplucher le cerveau pour savoir si elle remplit les conditions ».. Elle connaît le sentiment de déracinement des relogés, comme sa voisine du dessous dont elle avait l’habitude de s’occuper un peu et qui se retrouve isolée en étage et comme les enfants qui sont attachés à leur quartier.. Zoubeida avait accepté une proposition de relogement du bailleur, au 11 rue Racine mais la commission d’attribution le lui a finalement refusé sans qu’elle sache jamais pourquoi.. Depuis, elle a attendu une proposition qui lui convienne et le bailleur a finalement accepté de lui louer le logement de son choix à la Garenne.. [4].. Avant, Zoubeida Aggoune était dans une bulle, pas vraiment informée de ses droits.. Grâce à son ami, elle ne se laisse plus faire et ne cède pas à l’intimidation.. Elle a certes refusé plusieurs propositions de relogement mais elle voulait un logement qui lui plaise vraiment.. Et elle entrera dans son futur appartement quand les travaux seront finis pour ne pas avoir de mauvaise surprise.. ( lisez la suite.. [5].. ).. Joël Wanner est deux fois champion de France vétéran de tir à l'arc 2008-2009.. Joël Wanner, lui, a trouvé la sagesse et est soulagé du souci de ce qu’il a perdu : le jour où on meurt, on n’emporte rien.. php?title=Zoubeida_Aggoune_:_le_1_Racine.. Dernière modification de cette page le 9 décembre 2010 à 15:51.. Cette page a été consultée 4 634 fois..

    Original link path: /index.php?title=Zoubeida_Aggoune_:_le_1_Racine
    Open archive

  • Title: Voir le texte source - Wikithionville
    Descriptive info: pour.. Catégorie:Portraits.. Vous n’êtes pas autorisé(e) à modifier cette page, pour les raisons suivantes :.. L’action que vous essayez de réaliser n’est accessible qu’aux utilisateurs du groupe :.. Administrateurs.. Vous devez confirmer votre adresse de courriel avant de modifier les pages.. Veuillez entrer et valider votre adresse de courriel dans vos.. préférences utilisateur.. Vous pouvez voir et copier le contenu de la page :.. {| cellspacing= 0 style= hight: center;  ...   style= padding:1px 1px 2px 2px | {{#ev:dailymotion|xs2sl4|250}} {{#ev:dailymotion|xjyx5w|250}} {{#ev:dailymotion|xpqlgm|250}} |text-align:center;colspan= 3 style= padding:1px 1px 2px 2px | font color= #000000 H1 '''L'histoire de la ville à travers celle des habitants''' /H1 font color= #000000 Cette catégorie regroupe les portraits publiés sur les blogs[http://monquartier-maville.. blogspot.. com/] [http://saisirlechangement.. com/] du centre le lierre à thionville[http://www.. lelierre.. org/].. '''CLIQUEZ SUR LES LIENS CI-DESSOUS POUR OUVRIR LES ARTICLES''' /font.. Revenir à la page.. php?title=Cat%C3%A9gorie:Portraits..

    Original link path: /index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Portraits&action=edit
    Open archive

  • Title: Historique des versions de « Catégorie:Portraits » - Wikithionville
    Descriptive info: Historique des versions de « Catégorie:Portraits ».. Voir les opérations sur cette page.. Naviguer dans l’historique.. À partir de l’année (et précédentes) :.. À partir du mois (et précédents) :.. tous.. janvier.. février.. mars.. avril.. mai.. juin.. juillet.. août.. septembre.. octobre.. novembre.. décembre.. (toute dernière | toute première) Voir (50 plus récentes) (50 plus anciennes) (.. 20.. 50.. 100.. 250.. 500.. ).. Légende : (actu) = différence avec la version actuelle, (diff) = différence avec la version précédente,.. m.. = modification mineure.. (actu) (diff).. 13 juillet 2012 à 14:24.. Guedenet.. (.. discuter.. contributions.. (815 octets).. RSS.. Atom..

    Original link path: /index.php?title=Cat%C3%A9gorie:Portraits&action=history
    Open archive





  • Archived pages: 435